<p>Roland Crimier, maire de Saint-Genis Laval (SDH/LPI)</p>
Roland Crimier est le maire de Saint-Genis Laval. Il nous parle du développement de sa commune.
Comment cette opération s’inscrit-elle dans le développement de Saint Genis-Laval ? On a souvent de votre commune l’image d’une ville pavillonnaire ; est-ce que c’est un pas vers plus de densification de la ville ?
C’est bien que vous ayez cette idée de pavillonnaire, car cela ne correspond pas du tout à la réalité de Saint-Genis Laval. La ville, c’est 21.000 habitants, et 10.000 emplois sur la commune. C’est donc loin d’être une ville dortoir. Nous avons déjà une structure de ville. La ville évolue sur elle-même, et à travers un projet immobilier, on a essayé d’avoir un projet de secteur, un projet urbanistique, qui permette l’accessibilité du commerce de centre-ville pour les voitures mais aussi pour les piétons. Ce projet permet également de répondre aux besoins en logement, et notamment en logements aidés. C’est l’ensemble de ces facteurs que nous avons croisés, et qui a permis un excellent partenariat entre Cogedim, l’OPAC du Rhône, la ville et l’ensemble des acteurs du secteur.
Où en est Saint-Genis Laval en termes de respect de la loi SRU ?
Depuis 2001, date à laquelle j’ai été maire, on est passé de 9% à 17%, avec des opérations de rénovation, du fait que certains logements anciens n’étaient pas pris en compte dans la loi SRU. Il y a eu des millions d’euros d’investissement. Cette opération participe à l’atteinte de l’objectif. Nous cherchons déjà à atteindre les 20%, même si d’autres objectifs sont fixés à plus long terme. Nous avons une réelle demande, avec beaucoup de jeunes qui n’arrivent pas à se loger, ainsi que des couples monoparentaux qui n’arrivent pas à trouver un logement, et c’est un moyen de répondre à cette demande.
Y’a-t-il actuellement un intérêt marqué de la part des promoteurs pour Saint Genis Laval ?
Oui, je confirme que les promoteurs sont très intéressés par la ville de Saint Genis Laval, car elle est extrêmement attractive et dynamique, de par ses équipements publics. Nous avons par exemple le plus grand nombre de lits en crèches et en mode de garde par rapport au nombre d’habitants. Et nous allons continuer de l’accroître. Les équipements scolaires petite enfance, équipements sportifs font qu’il y a une demande importante pour venir habiter Saint Genis Laval. En même temps, il y a des créations d’entreprises et du développement économique. Par les temps qui courent, c’est donc plutôt optimiste de montrer qu’il y a des choses qui se passent.
Le métro sur Oullins va-t-il changer les choses dans les années à venir ?
Nous avons réfléchi à Saint Genis 2020. Ce qui va changer dans les années à venir, ce n’est pas le métro jusqu’à Oullins, mais le métro jusqu’aux hôpitaux Sud. Nous serons, au centre de Saint Genis, à 500 mètres à vol d’oiseau. Cela va considérablement changer la perception de la ville et va amener un réaménagement des lignes de transport en commun. Il y aura des liaisons vers la Presqu’île, la Part Dieu, mais aussi vers l’est lyonnais via les différents réseaux qui sont en train de se réaliser dans l’agglomération. Ceci va permettre une meilleure accessibilité aux universités, aux hôpitaux et aux grandes entreprises.
Ceci va changer la typologie des demandes de logement sur la commune?
Il y a le développement du pôle universitaire sur Lyon Sud, dans le cadre du Schéma de développement universitaire. Nous aurons donc dans les années à venir une demande de la part des étudiants, sur laquelle on travaille. Saint-Genis Laval est donc une ville qui a des atouts remarquables, des espaces à urbaniser, mais aussi des équilibres à préserver. En même temps, la ville recèle des perspectives d’avenir très intéressantes.
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