« Nous livrerons cette année près de 400 logements sur le Grand Lyon »

Virginia Bernoux est la directrice générale d’Altarea-Cogedim Grand Lyon. Elle inaugurait mercredi 10 octobre la résidence Villarmony, située en plein cœur de Saint Genis Laval.

Vous inauguriez aujourd’hui la résidence Villarmony, située en plein cœur de Saint Genis Laval. Est-ce que vous vous tournez plus, aujourd’hui, vers le périurbain ?

Nous sommes présents principalement sur Lyon et Villeurbanne, mais pour autant nous ne négligeons pas le reste de l’agglomération. Nous essayons d’apporter la réponse la plus adaptée à chaque problématique urbaine. Ce n’est pas la même réflexion lorsque l’on est dans une très forte densité, et lorsque l’on est ici, à Saint Genis Laval, même si nous sommes très proches du centre-ville. Il faut donc trouver une réponse adaptée en termes d’intégration, d’architecture, mais aussi en termes de fonctionnement. Nous sommes donc assez présents dans les communes périphériques, même si nous sommes aujourd’hui principalement implantés dans le cœur de l’agglomération. Aujourd’hui la réflexion du logement, c’est une réflexion autour des transports en commun, des équipements publics, des écoles… Il faut être présent là où tout cela existe déjà pour répondre aux attentes de notre clientèle, et pour ne pas consommer trop d’espace. Reconstruire la ville sur elle-même, c’est plus compliqué, mais cela répond mieux à la demande d’aujourd’hui. Il y avait ici une entreprise depuis 1965. A l’époque, cela devait fonctionner très bien, mais la réalité d’aujourd’hui fait qu’ils avaient besoin de moderniser leur outil. Nous avons su saisir cette opportunité, et répondre à la demande, qui consiste à vivre aux endroits où il existe des écoles, des commerces, des associations…

… et les futurs déplacements dans le sens où la ligne B du métro va arriver à terme à quelques minutes d’ici. C’est quelque chose que vous prenez en compte dans la réalisation vos programmes ?

Oui, bien sûr, c’est une chose sur laquelle nous essayons d’être en anticipation, et sur laquelle nos clients tentent également d’être en anticipation.

A quel prix a été commercialisé ce programme ?

A l’époque, nous avions commercialisé aux alentours de 3750 euros. C’était un prix, volontairement, un peu plus bas que le marché, pour répondre à une clientèle familiale qui avait envie de vivre dans des communes dans lesquelles elles trouveront tout ce dont elles ont besoin.

Dans nombre de communes de la périphérie lyonnaise, on observe des ventes de maisons de la part de seniors qui, n’ayant plus la volonté ou la capacité d’entretenir leur bien, reviennent en centre-ville, vivre dans des programmes collectifs neufs. Est-ce que vous observez un tel phénomène ?

Oui, c’est une forte demande. Mais la problématique dans un tel projet, c’est d’imaginer l’ensemble des clients potentiels. Il faut être capable d’avoir suffisamment de diversité pour pouvoir répondre aux demandes des familles, de celles des séniors souhaitant revenir en appartement, et qui veulent un peu de confort au niveau des surfaces… C’est une clientèle, ici, qui est plutôt issue de l’ouest lyonnais.

Travaillez-vous de plus en plus avec les bailleurs sociaux ? Combien vendez-vous de logements aux bailleurs sociaux ?

Oui, nous travaillons avec les opérateurs sociaux. 25% de notre production est dédiée au logement social, ce qui fait plus d’une centaine de logements chaque année qui sont vendus dans le cadre de VEFA. C’est donc nous qui construisons, nous qui réalisons. Ce ne sont pas des chantiers séparés : l’intérêt, c’est que ce sont les mêmes architectes, et nous sommes cohérents en termes de prestations. Il n’y a donc pas de stigmatisation : c’est la vraie mixité au sens propre du terme. Après, cela demande un gros travail en amont pour concevoir des projets qui s’adaptent en termes de typologie – type, surfaces d’appartements – pour répondre à la demande des opérateurs. Comme nous sommes un opérateur très présent en centre-ville, nous avons une partie importante de logements sociaux, car c’est là où le PLU impose par le biais des secteurs de mixité sociale (SMS) une part importante de logement social. Et cela depuis des années...

Combien livrez-vous, chez Altarea-Cogedim, de logements dans le Grand Lyon ?

Nous livrerons cette année près de 400 logements.

Les programmes sont situés essentiellement sur Lyon et Villeurbanne ?

Oui, car historiquement, nous sommes présents là où il existe la plus forte demande. Cela n’exclut pas d’être présent ici, mais aussi dans l’Est lyonnais sur des produits plutôt entrée de gamme, et ce afin d’être présent sur toutes les gammes de prix. Aujourd’hui, l’agglomération est solide en termes de marché. Ce dernier ne s’est jamais effondré, il est toujours en progression, celle-ci restant raisonnable par rapport à certains secteurs, ce qui fait que la demande est très forte.

Le passage du dispositif Scellier au Duflot interviendra au début de l’année prochaine, est-ce une incertitude en moins ? Est-ce quelque chose de positif ou de négatif pour vous ?

C’est bien qu’il y ait une décision qui ait été prise. Après, il est très difficile de mesurer quel sera son impact. Tant que l’on ne sait pas comment les loyers seront plafonnés, et tant que l’on ne connait pas les contraintes de ressources des locataires, ce sera difficile d'évaluer si cette mesure sera adaptée à la fois à la demande, mais également si cela va fonctionner en centre-ville, ou uniquement dans les marchés périphériques. Nous n’avons pas encore ces réponses. La seule chose qui est importante dans notre activité, c’est la visibilité des dispositifs. On change trop de réglementation technique, fiscale. Le chantier de ce programme a duré deux ans, sans compter le temps qu’il a fallu pour réfléchir sur le permis de construire. Nous nous inscrivons toujours dans la durée. Si entre le début et la fin d’un programme, les contextes réglementaires, fiscaux et juridiques ont changé deux fois, c’est compliqué de s’adapter. Il est donc trop tôt pour mesurer quels seront les effets d’une telle mesure.

» Saint-Genis Laval: inauguration du programme "Villarmony"
» Saint-Genis Laval, une ville « extrêmement attractive »






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