L’organisation pense que les prix des logements vont continuer à baisser en France. Elle souhaite un relèvement de la fiscalité immobilière, parallèlement à une baisse des prélèvements sociaux.
L’OCDE a livré mardi, à l’occasion de ses Perspectives économiques, un rapide état des lieux de l’état de santé des différents pays de la zone euro, et a, entre autres, évoqué la situation du secteur immobilier dans plusieurs pays européens, dont la France. Et l’organisation internationale n’est pas franchement optimiste pour le secteur, prévoyant entre autres une nouvelle dégradation des prix.
« Dans la zone euro, l’investissement immobilier est maintenant en recul, note l’OCDE, et la forte progression des prix en Allemagne est plus que compensée par les baisses prononcées observées dans les pays sous la pression des marchés, ainsi que par un reflux aux Pays-Bas, et plus récemment, en Belgique et en France où les rapports prix loyers restent élevés ». La hausse de 8% des prix (au troisième trimestre) en Allemagne contraste en effet avec la baisse de 1.4% constatée en France (au deuxième trimestre), et celles de 4% observée en Italie, de 9.5% en Espagne et de 14.2% en Irlande.
Une dégradation du secteur de la construction
Une situation contraire aux Etats-Unis, où l’investissement immobilier contribue aujourd’hui positivement à la croissance du PIB, note l’OCDE. « Les prix des logements, qui ont diminué de quelques 3% par rapport à leur sommet de 2011, devraient poursuivre leur repli » note l’organisation.
En France, « Le secteur de la construction continue de se détériorer. Le recul de la demande de crédit provoque une forte décrue du nombre de de nouveaux prêts immobiliers. Les prix des logements, qui ont diminué de quelque 3% par rapport à leur sommet de 2011, devraient poursuivre leur repli. En raison de la prudence des politiques d’octroi de crédits, la qualité des créances est bonne, mais elle pourrait sensiblement se dégrader sous l’effet de l’augmentation du chômage.
Vers un nouveau choc fiscal ?
L’OCDE plaide également pour un alourdissement de la fiscalité immobilière. « il y a amplement matière à rééquilibrer davantage la structure fiscale en abaissant les prélèvements sociaux, en éliminant les dépenses fiscales inefficaces, et en relevant la fiscalité immobilière, les droits de succession et les taxes environnementales » note l’organisation. Il voit dans le pacte de compétitivité présenté récemment un premier pas important dans cette direction et « devrait favoriser la création d’emplois ».

Il n’y a pas besoin de « sortir de st Cyr » pour prévoir une chute des prix immobiliers en 2013, le plus important c’est de quantifier cette chute.Sera t’elle de 15 à 20 % comme le disent certains ou, comme nous le pensons de beaucoup plus ?