François-Noël Buffet a critiqué le dédain de Gérard Collomb envers les élus. Une prise de position pas si loin de celle des Verts.
A peine annoncé, le projet du maire de Lyon et du président du Conseil Général consistant à faire du Grand Lyon une « métropole d’intérêt européen » suscite de vives critiques. Premier à dégainer, François Noël Buffet, maire UMP d’Oullins et président du principal groupe d’opposition à Gérard Collomb au Grand Lyon, n’a pas apprécié le « dédain » du président du Grand Lyon envers les élus, seulement informés par voie de presse.
« Depuis 5 ans, je ne cesse de dénoncer le mépris que Gérard Collomb a pour les élus. Nous sommes arrivés là à son paroxysme ! » a indiqué François Noël Buffet. « Est-il normal dans une démocratie où les institutions sont représentées pas des élus du peuple que l'avenir d'un territoire se décide sans les consulter ? Elus de la majorité et de l'opposition peuvent-ils accepter d'être considérés avec autant de dédain ? » explique-t-il.
« Tour de passe-passe »
Surtout, il dénonce le « tour de passe-passe » par lequel « le Grand Lyon, grâce à son président, va hériter de nombreuses charges financières dont la garantie d'emprunt donnée à la foncière du Montout (40 millions d'euros), le Musée des Confluences, Rhônexpress, les emprunts toxiques du Conseil général, le TOP ». « Comment va-t-on payer ? Une fois de plus, je dénonce la gouvernance du Grand Lyon » affirme, en conclusion, François Noël Buffet.
Le groupe EELV a également dénoncé le fait que cette annonce se soit faite « sans débat préalable au sein des assemblées concernées (Conseil de Communauté urbaine et Conseil Général), sans dialogue avec les communes et le Conseil Régional, et sans débat public avec nos concitoyens ». Sans s’opposer au principe, ils souhaitent notamment que soit prises en compte « les dimensions sociale, économique et environnementale indispensables à la transition écologique ». « Le temps de la concertation locale préalable à toute décision de cette importance manque cruellement » renchérissent-ils. Comme nombre d’acteurs régionaux, ils craignent en outre « que la simplification institutionnelle aboutisse de facto à l'accroissement des inégalités territoriales ».
» Métropole de Lyon: le «grand bond en avant» de Mercier et Collomb
