Immobilier : moins de 600.000 ventes en 2013, selon les notaires

Les Notaires de France ont publié ce matin leur note de conjoncture relative aux chiffres du troisième trimestre 2012. Selon eux, l’année devrait se solder par un recul de -20 à -25% des volumes de vente.

Après les réseaux d’agences et la FNAIM, c’était ce matin au tour des Notaires de France de délivrer leurs chiffres sur le marché immobilier national. Seul différence avec les réseaux, les statistiques délivrées ce matin portent sur les chiffres du troisième trimestre, celles-ci étant basées sur les actes de vente (les réseaux se basant, eux, sur les chiffres des compromis de vente). Les Notaires de France ont néanmoins fait état de leurs perspectives sur le marché immobilier pour 2013.

Selon eux, les chiffres des actes de ventes devraient être de 650 000 à 700 000 ventes dans l’ancien en 2012, contre 858.000 l’an dernier. Pour preuve, le rythme de ventes à fin septembre s’établissait à 730.000 et devrait continuer à s’affaiblir au cours des prochains mois. Le chiffre prévu pour 2012 semble ainsi recouper celui annoncé par la FNAIM, qui évoquait un chiffre des 655.000 compromis de vente sur l’année écoulée.

Nouveau repli en 2013

Si les Notaires indiquent qu’un risque de passer sous le seuil des 650.000 compromis semble désormais écarté, « on peut seulement craindre que l’instabilité fiscale qui, en 2012, aura confiné à la frénésie, et les propositions variées qui ont émaillé le débat budgétaire, n’aient découragé un peu plus les candidats à l’achat ».

Ils redoutent en outre que l’année en cours soit le théâtre d’une nouvelle baisse des transactions, du fait notamment des perspectives économiques morose et de la hausse du chômage, de l’attentisme des acquéreurs potentiels sur les marchés où la baisse ne se sera pas franchement enclenchée, et de l’absence de toute aide de l’Etat à l’accession dans l’ancien, à l’exclusion des zones urbaines sensibles.

La baisse des prix devrait se faire attendre

De ce fait, les transactions pourraient reculer sous les 600.000 voire ne pas dépasser les 550.000 unités. Les notaires ne pensent toutefois pas que ceci s’accompagne d’une baisse immédiate des prix. « Le scénario d’une baisse rapide et concomitante des prix et des volumes s’est produit en 2009, mais c’est une exception. La règle veut au contraire que la baisse des prix soit non seulement décalée par rapport à celle des volumes mais aussi qu’elle s’étale sur plusieurs années. C’est ce qui s’est passé dans les années 90 » indiquent les Notaires. L’OCDE a selon eux, établi le même constat: les prix (en termes réels) ont progressé en moyenne de 40% dans les pays membres pendant 6 ans avant de reculer de 26% pendant 5 ans et demi.

Sur la fin 2012 et le début 2013, les indicateurs sont pour l’heure légèrement négatifs sur les prix. « L’indicateur avancé constitué à partir des avant-contrats montre une tendance à la baisse du prix des appartements et des maisons en Province et une stabilisation à Paris intramuros pour 2012 et le début 2013 » indiquent les notaires.






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