<p>L'architecte François Decoster, Gérard Collomb, et Fabien Guisseau (SDH/LPI)</p>
STRATEGIE TERTIAIRE DU GRAND LYON – L’agglomération lyonnaise, avec ses nombreux secteurs de développement économiques clairement identifiés, souhaite répondre aux besoins toujours plus variés des entreprises.
Comme chaque année, le président du Grand Lyon convie un parterre de journalistes immobiliers pour évoquer la stratégie tertiaire de l’agglomération, au travers de l’évolution de plusieurs quartiers. Un costume de VRP de l’agglomération que le maire de Lyon aime particulièrement endosser, et notamment avant et pendant le MIPIM, rendez-vous incontournable des stratégies immobilières des métropoles. Et cette année, l’accent est mis sur trois quartiers : la Part-Dieu et Confluence, bien sûr, mais aussi Gerland.
En ce début d’année, les résultats en matière d’immobilier tertiaire sont un peu moins exceptionnels qu’en 2011, avec un chiffre de demande placée en retrait que le président du Grand Lyon souhaite relativiser. « L’an dernier nous avons fait moins bien que l’année d’avant (…). Nous avons fait que 184.000 m2 de demande placée cette année mais parce qu’un certain nombre de projets (NDLR : Sanofi et Incity) ont été décalés d’un mois ». L’évolution du parc immobilier tertiaire de Lyon reste toutefois satisfaisant, alors même que l’absence de grandes transactions a handicapé Lyon en 2012. « Lyon est très nettement perçue après la Défense comme la deuxième cité tertiaire de France », note Gérard Collomb, qui rappelle qu’à 49%, les investisseurs immobiliers pensent que Lyon est la mieux placée pour rivaliser avec Paris.
Un Hub et des secteurs identifiés

La Part-Dieu, dans cette offre, constitue le Hub. Mais la stratégie du Grand Lyon en matière de développement économique ne se concentre pas sur ce seul quartier, celle-ci se souhaitant « diversifiée », et « assez lisible » vis-à-vis des investisseurs. « Nous essayons de ne pas être redondants : l’offre que nous développons sur la Part-Dieu n’est pas la même que celle que nous développons sur Confluence, qui n’est, elle-même, pas la même que celle que nous développons sur Gerland, de telle manière à ce que l’on ne se marche pas sur les pieds, et qu’il y ait un ordonnancement de l’offre » explique le président du Grand Lyon.
« Il faut que cela soit lisible pour un investisseur qui vient à Lyon, qui veut une gamme de produit : il sait dans quel quartier aller » assène-t-il. Pour le président du Grand Lyon, cette visibilité de Lyon se retrouve notamment dans les grandes transactions enregistrées récemment, comme par exemple la tour Oxygène, qui a suscité un vif intérêt de la part de nombreux acquéreurs, notamment étrangers. « Les allemands sont très intéressés par ce qui se passe dans l’agglomération » affirme l’édile.
Séquençage des livraisons

Pour autant, pas question de provoquer un afflux de m² sur le marché: le Grand Lyon cherche ainsi à étaler les livraisons. « Nous essayons de séquencer, de manière à ce qu’on puisse ordonner les choses dans le temps, et qu’il n’y ait pas de suroffre susceptible de provoquer une bulle immobilière ». L’agglomération prend notamment en compte 3 critères permettant de confronter la programmation à la réalité du marché : l’historique de l’évolution tertiaire du marché, les livraisons prévues entre 2012 et 2015, la réalité du marché actuel et les projections des années futures.
L’ offre, structurée dans le schéma d’accueil des entreprises, s’étale non seulement sur 4 pôles tertiaires majeurs - le Carré de Soie, Confluence, Gerland et la Part-Dieu - mais aussi sur d’autres sites, lesquels permettent d’offrir aux entreprises une offre multiple en termes de prix et de localisation géographique : le Pôle économique ouest, la Porte des Alpes, mais aussi des secteurs plus petits, comme le Puisoz, le Grand Montout, Vaise, la Saulaie ou GrandClément, offrent ainsi une diversité de lieux d'accueil et de valeurs locatives. « Pour un investisseur, ceci permet d’avoir une profondeur de marché tout à fait intéressante » analysait récemment Magali Marton, directrice de la recherche chez DTZ. Pour elle, la structuration du marché lyonnais se rapproche ainsi de plus en plus de l’Ile de France.
