<p>Xavier Fromage, président du SNAL Rhône Alpes Bourgogne - Franche Comté (SDH/LPI)</p>
Jeudi dernier, l’antenne régionale du SNAL organisait son assemblée générale. Le syndicat a dévoilé à cette occasion une étude tendant à démentir l’opinion selon laquelle la maison individuelle serait la principale cause d’étalement urbain.
Le SNAL Rhône-Alpes Bourgogne Franche Comté organisait jeudi 14 mars son assemblée générale, à l’Embarcadère, dans le deuxième arrondissement de Lyon. L’occasion pour le syndicat des aménageurs lotisseurs de présenter en marge de celle-ci une toute nouvelle étude sur les terrains à bâtir réalisée par le CECIM pour le compte du SNAL.
L’idée était notamment de mieux connaitre ce marché, d’identifier ses évolutions, de mesurer la place qu’occupe la production de terrains à bâtir en permis d’aménager, et mesurer la production des adhérents du SNAL.

Au final, ce sont 13 km2 sur les 44.000km2 que compte le territoire de Rhône-Alpes qui sont consommés chaque année en terrain à bâtir. « Soit la taille de la commune de Pusignan à l’échelle de toute la région Rhône-Alpes, soit 0.03% du territoire de la Région » note le président des lotisseurs. Les terrains à bâtir représentent ainsi 3 m2 par hectare sur l’ensemble de la région, avec des différences notables entre les départements de l’Ardèche (1.8) et du Rhône (5.4). Rapporté au nombre d’habitants, un habitant rhônalpin consomme ainsi 2 m2 par an. Pour Xavier Fromage, les récentes mesures prises pour favoriser la densification et limiter les constructions de maisons individuelles sont donc inappropriées par rapport à la situation. « Il faut relativiser les choses : la France n’est pas encore en péril !» s’insurge-t-il. « Pour beaucoup de communes, ceci se traduit par une limitation des zones à urbaniser sur l’autel de la limitation de consommation d’espaces. Nous sommes dans une logique de planification extrêmement contraignante et rétrograde qui rappelle la planification des années 50 en France. C’est condamner les communes, leur équipements commerciaux, leurs services publics. Certaines communes ne peuvent plus renouveler leur démographie du fait de la mise en place de ces documents », conclut-il.
Pour voir la totalité de l'article (802 mots), abonnez-vous ou identifiez-vous
