<p> (Moonlik / CC Wikimedia)</p>
La dernière étude publiée par The Economist montre que l’immobilier français, malgré la légère baisse des prix reste nettement surévalué par rapport à d’autres pays de l’OCDE.
La dernière étude de The Economist est toujours sévère pour l’immobilier français. Celui-ci reste, par rapport aux revenus toujours surévalué, à en croire le magazine britannique, qui a réalisé en fin de semaine dernière une étude sur plusieurs pays de l’OCDE.
Cette dernière repose sur deux critères pour juger de la surévaluation d’un marché : les loyers et les revenus. Aussi, lorsqu’on compare les prix aux loyers, La France reste 5ème derrière Hong Kong (81 %), le Canada (73 %), Singapour (57 %) et l’Australie (44 %). Mais c’est surtout comparé aux revenus moyens que la surévaluation est patente : elle reste ainsi première avec un écart de 34 %. Suivent les Pays-Bas (33 %), le Canada (32 %) et l’Australie.
Contraction
On notera néanmoins que les écarts mesurés par The Economist sont en voie de contraction: lors de la dernière enquête, la surévaluation était ainsi de 50% par rapport aux revenus et de 34% par rapport aux loyers. Ceci montre que la crise financière se propage du sud de la zone euro à l’ensemble des pays d’Europe, excepté l’Allemagne. Les prix y sont encore sous-évalués de 17%, tant sur le plan des revenus que sur le plan des loyers.
On notera qu’ailleurs dans le monde, l’immobilier de certains pays sont de même nettement sous évalués par rapport aux loyers et aux revenus , à l’image des Etats-Unis (-8 %, -21%), et de l’Irlande (-1 %, -5%), ou encore du Japon (-37%, -36%)
