<p>Vue d'immeubles à Lyon (SDH/Lyon Pôle Immo)</p>
Selon le réseau d’agences immobilières Laforêt, les prix de l’immobilier ont décru de 2% durant l’année écoulée. Les prix sont notamment en baisse dans les 5ème et 3ème arrondissements.
Le marché immobilier lyonnais a connu une année moins dynamique que les précédentes sur le front des prix. Après Century 21 qui faisait hier état d’une hausse de 0.1% de ces derniers sur l’année écoulée, c’était aujourd’hui au tour de Laforêt de publier ses chiffres au titre de 2013.
Pour le réseau, les prix font de la résistance et ont légèrement baissé, de 2% à 3262 euros le mètre carré. Encore majoritairement en hausse, la baisse est entamée, avec des disparités. Les prix sont en baisse dans le 5ème et le troisième, alors que la hausse persiste dans Lyon 4 et Lyon 8 notamment. « On peut parler de stabilité ; pas de chute des prix grâce à la progression des transactions » note Laforêt.
Une rareté des investisseurs
Sur le profil des acheteurs, le réseau note une rareté des investisseurs. « Certains primo-accédants sont revenus en début d’année 2013, alors que les investisseurs se font plutôt rares. Les petites et moyennes surface restent au cœur des recherches.» Autre constat : « Les biens au-dessus de 500.000 euros sont beaucoup moins demandés ».
Le réseau note un affaiblissement de l’activité en cours d’année avec « un second semestre 2013 (…) moins soutenu que le premier ». Sur l’année, la demande a progressé de 10%, alors que l’offre reste en hausse moins soutenue, de 7%. Mais au final, vendeurs et acheteurs trouvent souvent un terrain d’entente. Les transactions restent toutefois en hausse de 16%. « Le cœur des ventes se situe dans les T3/T4, constituant également le gros des stocks » note Laforêt.
Les vendeurs ont de "vrais projets"
Du côté des vendeurs, ceux arrivant sur le marché « ont de vrais projets », selon le réseau. « Les vendeurs d’opportunité et de confort ont disparu. Ils résistent à la baisse des prix, en particulier lorsqu’ils ont acquis un bien en 2007-2008. Ils veulent récupérer leur mise : achat + frais d’acte + travaux + plus value, ce qui se révèle souvent être difficile» constate Laforêt. Les petites surfaces restent rares ».
Les délais de vente, eux, augmentent d’un jour à 70 jours. « Les délais augmentent un peu en raison des exigences des acquéreurs et de la résistance des vendeurs. Les visites se font parfois avec des experts pour s’assurer du prix de la conformité » note Laforêt.

Malheureusement,d’après les notaires, les prix ont chuté dans des proportions bien supérieures et ce, dans tous les arrondissements (y compris 2ème et 6ème).
2014 devrait voir une baisse d’au moins 10% si les taux remontent, voire d’avantage.
Ceux qui ont acheté ces dernières années vont devoir rester dans leur logement longtemps s’ils ne veulent pas y perdre trop.