<p>Jean-François Buet (SDH/LPI)</p>
Jean François Buet est le président de la FNAIM. Présent à Lyon à l’occasion de l’assemblée générale de la chambre rhodanienne de la fédération, il répond à Lyon Pôle Immo sur des sujets tels que la mise en application de la loi ALUR ou sur la dynamique des prix de l’immobilier.
Sur les prix, quelle est la tendance que vous anticipez dans les mois à venir ?
Il y a une distorsion de marché entre la vente, la location, les grandes métropoles, les petites villes. Je fais le tour de France, avec quatre à cinq assemblées par semaines. En discutant avec mes confrères, je leur pose toujours la question de la tenue du marché. Les réponses sont très hétérogènes. Si vous êtes dans une grande métropole de plusieurs centaines de milliers d’habitants, il y a un marché, et les prix se tiennent. Les ventes sont plutôt sur des premiers prix, avec des produits allant de 100.000 à 300.000 euros.
Sur les communes plus petites, c’est beaucoup plus dur. J’étais hier à Saint-Etienne, où la situation est vue comme difficile par les acteurs. J’ai récemment été dans la Nièvre et l’Ariège, où l’encéphalogramme est plat. Sur le marché locatif, excepté à Paris, Annecy et Nice où les loyers restent élevés parce qu’il n’y a pas assez de produits, il y a du stock sur Dijon, Grenoble, Rennes, Tours, Orléans, ou Montauban. Ceci est la conséquence d’un aménagement du territoire pas toujours pensé de façon cohérente. Il faut additionner à cela la situation économique des bassins qui réagissent de façon très différente.
L’impact de la crise dans certains bassins a plus de conséquences qu’hier sur les marchés immobiliers ?
Oui, car le logement reste le premier poste de dépense de tous les ménages. Lorsque vous n’y arrivez plus parce que vous ou votre femme avez perdu votre travail, il faut tailler dans le vif. Et si vous n’arrivez pas à régler la mensualité de votre logement, ce sera le premier poste dans lequel vous allez trancher.
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