L’assemblée générale de la chambre FNAIM du Rhône se tenait jeudi en présence de Jean François Buet, le président national, et Henry Buzy-Cazaux, président de l’institut du management et des services immobiliers.
Jeudi 12 juin se tenait l’assemblée générale de la chambre FNAIM du Rhône. A l’occasion de celle-ci, Jean Chavot, son président, avait invité Jean François Buet, le président national, et un spécialiste du secteur, Henry Buzy-Cazaux, le président de l’institut du management et des services immobiliers. Ce dernier intervenait devant les agents sur un thème : la loi ALUR, « une chance historique pour les professionnels ». Un discours un peu à contrecourant de celui de celui de certains intermédiaires, qui voient bien souvent en cette loi une source de difficulté supplémentaire dans leur activité.
Henry Buzy-Cazaux a exhorté les professionnels à voir en cette loi une chance pour leur activité. Pour lui, l’ensemble des obligations imposées par ALUR rend plus que jamais nécessaire le recours à un professionnel.
Un effet positif à terme
Dans la salle, on sent les professionnels perplexes, notamment sur des aspects spécifiques de la loi ALUR, comme le plafonnement des honoraires. Certains agents dans la salle, indiquant que des excès ont certes motivé cette mesure, mais étaient le plus souvent des excès constatés en région parisienne.
Pour Henry Buzy-Cazaux, ces excès tiennent au manque de considération des particuliers de la part des professionnels. Selon lui, « on trop joué sur la gratuité de la part bailleurs et pas seulement à Paris ». Selon lui, cette relation, trop basée sur le locataire va être contrebalancée au profit du locataire, ce qui devrait rassurer ces derniers qui devraient ainsi avoir moins de réticence à se tourner vers les agents.
« Ce sera moins d’honoraires de locations. Est-ce que vous allez devoir changer votre modèle économique ? Oui. Mais au final, le solde net sera très positif. Pas à court terme dans deux ou trois mois, mais dans deux ans » indique Henry Buzy-Cazaux. Pour lui on ne doit pas ainsi avoir d’autre discours que celui de c’est compliqué, oui. Mais on vous le décomplique ».
Il s’est ainsi inquiété que le taux de rédaction des avant-contrats par les agents immobiliers pourrait passer d’un peu moins de près de 30% actuellement à moins de 10%. Au profit de certaines professions comme les avocats ou les notaires. Pour le dirigeant de l’ISPI, les professionnels doivent au contraire se battre sur ce front, et continuer à rédiger des avant contrats, pour pouvoir justifier de leurs honoraires. « Cela introduit une complexité que vous devez tourner à votre avantage » s’exclame-t-il.
Nouveau site internet pour la chambre
Jean Chavot a pour sa part salué l’action de Jean François Buet à la tête de la fédération nationale. Il est également revenu sur la stratégie digitale de la chambre. « Un travail important a été effectué depuis de longs mois pour faire du site Fnaim69 un outil supplémentaire dans notre stratégie de communication, mais aussi un outil de travail simple et efficace au service de chaque membre ».
Il a insisté sur ce nouveau site internet de la chambre, un atout selon lui. « Non seulement parce qu’il nous permettra d’être disponible sur les PC, tablettes et smartphones, mais également parce que nous avons optimisé votre référencement pour figurer en bonne place sur les moteurs de recherche » a expliqué Jean Chavot. Il est également revenu sur la loi ALUR. « C’est désormais chose faite, prenons-en acte». Il a ainsi indiqué que la chambre serait aux côtés des professionnels pour simplifier les nouveaux outils de gestion, à l’aide notamment des journées de formation. « Les premières que nous avons organisées ont d’ailleurs connu un vif succès » a–t-il noté. « Faisons en sorte que cette nouvelle loi soit une opportunité le niveau professionnel de chacun dans vos entreprises » a-t-il conclu, en laissant la parole à Jean François Buet, le président national.
Dans son discours, ce dernier a notamment critiqué certains aspects de la loi ALUR, mais a également été dans le même sens. « Votre préoccupation en tant que commerçants et chef d’entreprise, c’est de donner satisfaction à vos clients. Le reste c’est de la littérature. Si vous oubliez de donner satisfaction pleine et entière à votre client, vous ne justifiez plus vos honoraires et vous êtes à côté de la plaque.
