Cushman&Wakefield a publié un classement des métropoles en fonction du coût d’occupation des bureaux. Ce cout est moins élevé qu'à Marseille, mais reste supérieur à celui de Bordeaux.
A l’occasion du SIMI, nombre de cabinets ou de conseils en immobilier d’entreprise font état d’études sur l’attractivité des métropoles. Cushman&Wakefield a, pour a part, publié aujourd’hui un classement sur les coûts d’occupation des bureaux en France.
L’étude a été menée en Ile-de-France et dans 13 régions. Elle analyse le coût d’occupation, lequel intègre, outre le loyer, les charges, le prix du stationnement et la fiscalité. L’analyse du conseil montre une stabilité des coûts d’occupation en centre-ville laquelle est concomitante avec une hausse de 5% en moyenne pour la périphérie. Côté loyers, elle fait état d’une progression modérée des valeurs locatives, de 2% en centre – ville et de 3% en périphérie). L’autre aspect est la densification du nombre de postes de travail dans les nouveaux immeubles avec une norme autour de 10 à 12 m² par poste de travail.
« Après avoir enregistré une baisse de 11% entre 2012 et 2014, les coûts d’occupation se sont stabilisés pour les implantations en centre-ville (270 000 €/an et +2% en un an) alors qu’en périphérie (204 000 €/an), ces mêmes coûts ont augmenté de 5 %. » indique Cushman&Wakefield.
Des différences entre centre et périphérie
La ville la plus chère la plus chère pour une implantation en centre-ville est Marseille. Nice est la plus onéreuse pour la périphérie.
Si on note une hausse modérée des loyers, la hausse des charges, est, elle, de l’ordre de 4 % en moyenne. En régions, des amplitudes de valeurs importantes, entre 20 et 30 €/m² par an sont à noter selon la taille des immeubles.
On relève une hausse des loyers de parking en sous-sol, mais aussi un recul des emplacements de stationnement en extérieur. La fiscalité est en outre plus lourde en Ile-de–France, du fait de la taxe sur les bureaux, alors qu’en régions, Sophia - Antipolis, Aix-en-Provence et Bordeaux tirent leur épingle du jeu.
En analysant les métropoles Bordeaux et Rennes sont clairement celles qui se détache en termes de couts. « La mise en perspective des coûts d’implantation et des volumes de transactions constatés depuis 5 ans sur les marchés régionaux révèle à nouveau la position originale de Bordeaux et de Rennes , avec des coûts d’occupation inférieurs à la moyenne régionale et une demande placée légèrement supérieure » indique le département Research de Cushman & Wakefield dans son communiqué. Pour sa part une moyenne de 3.800 € par an est constatée pour Lyon, la même que Toulouse et Montpellier. Loin derrière Marseille (4400 euros) mais nettement devant Bordeaux (2.400 €/an)
