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Selon Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole, après une bonne année 2015, le marché devrait rester bien orienté en 2016, avec toutefois un risque de correction et des prix en légère baisse.
Les perspectives du marché immobilier sont en 2016 « plus incertaines » qu’en 2015. Tel est le sentiment d’Olivier Eluère, économiste à la direction des études économique du Crédit Agricole pour les mois à venir. Ce dernier rappelle que les ventes ont, l’an dernier, connu un net rebond, dans l’ancien comme dans le neuf, avec une très faible baisse des prix et des signes de raffermissement en fin d’année.
Le rebond est selon l’économiste le fruite de deux facteurs, à savoir des taux de crédit en baisse et un plan de relance dans le neuf, via le dispositif Pinel et la réforme du PTZ. Pour 2016, des facteurs négatifs sont plus que jamais présents, comme une croissance économique assez faible, un taux de chômage stable à un niveau élevé, et des prix de vente encore très élevés, « même s’ils ne sont plus clairement surévalués » note l’économiste.
Prix attendus en baisse
Selon lui, la variable taux jouera en 2016 moins favorablement, ceux-ci étant amenés à remonter peu à peu, une remontée attendue lente et modérée. « Rappelons par ailleurs que les fondamentaux favorables du marché (démographie, retraite, valeur refuge, faible niveau des CDL…) continueront à jouer et que le PTZ est à nouveau renforcé en 2016 » note Olivier Eluère dans sa note.
Côté prix, le marché devrait rester bien orienté, avec toutefois des différences entre le neuf et l’ancien. Les volumes dans l’ancien devraient corriger légèrement, de 5%, et l’économiste prévoit ainsi des prix en baisse de 1 à 2 %. Il prévoit à l’inverse des ventes plus fortes dans le neuf, « d’environ 10 % ».
