<p>(SDH/LPI)</p>
L’établissement a fait part mercredi de son bilan 2015 des marchés immobiliers. Il a également livré sa vision des marchés pour 2016.
Le Crédit Foncier faisait part ce mercredi de son bilan des marchés immobiliers en 2015 et de ses perspectives pour 2016. Et tant pour l’année 2015 que pour l’année en cours, l’établissement se montre plutôt positif, à l’image de ce qu’indique Bruno Deletré, son directeur général. «Le dynamisme en 2015 du marché du logement et de l’investissement dans l’immobilier tertiaire s’explique, en particulier, par des taux d’intérêt très bas. Le maintien des taux au cours des prochains mois, à ces niveaux jamais vus, devrait permettre une reprise durable en 2016 du marché du logement» a indiqué le dirigeant.
L’année 2015 a été, selon lui, une année de « reprise significative », avec 156 milliards d’euros de crédits immobiliers acceptés (hors rachats), soit une hausse de 30 % par rapport à 2014. La reprise a été également perceptible dans l’ancien, avec 800 000 transactions (+16 % vs 2014). Dans le neuf, 111 300 maisons individuelles neuves ont été commercialisées, soit une hausse de 13 % par rapport à 2014. 352 000 logements ont été construits, niveau identique à celui de 2014 ; cependant, les permis de construire repartent à la hausse.
Cette reprise du marché du logement trouve une explication au travers de trois facteurs : des taux d’intérêt très bas (2,20 % fin décembre 2015), des mesures de soutien gouvernementales (dispositif Pinel, PTZ), mais aussi la baisse des prix, « globalement observée partout », qui a également permis d’insuffler du pouvoir d’achat complémentaire.
Quid de 2016 ?
L’établissement a livré ses perspectives pour l’année en cours. Selon la banque, les taux d’intérêt devraient demeurer « très bas, autour de 2,20% ». L’établissement pense de ce fait que le volume de crédits immobilier devrait être en hausse de 4,5% pour atteindre 163 milliards d’euros. Enfin, le volume de transactions dans l’ancien devrait également progresser pour s’établir à 825 000 unités, soit une hausse de 3,1%. Les mises en chantier devraient également augmenter, avec 379 000 logements construits, soit une progression de 7,7 % par rapport à l’année précédente.
Côté prix, la diminution des prix des logements anciens devrait se prolonger, avec une baisse de 0,9% pour toute la France, de 1 % pour la « Province » et de 0,8 % pour l’Ile-de-France.
