<p>Anne de Planchard et Alexandre Schmidt (SDH/LPI)</p>
La FNAIM présentait hier son bilan annuel sur le marché immobilier dans le Rhône et la Métropole de Lyon.
L’année 2016 aura été à Lyon, comme sur le reste du territoire national, une bonne année pour l’immobilier. 22.900 transactions de logements existants ont en effet été enregistrés dans le Rhône et la Métropole de Lyon selon la FNAIM, qui organisait hier sa conférence de presse. « L’année 2016 aura été une très bonne année au niveau des ventes immobilières » a commenté Anne de Planchard, vice-présidente déléguée à la transaction. L’activité progresse en effet de 8.5% par rapport aux 21.100 ventes réalisées en 2015. « On a dépassé le nombre de transactions de 2005 et de 2012 », affirme même Les transactions dans le Rhône totalisent ainsi 26% de l’ancienne Région Rhône-Alpes, soit une proportion stable par rapport à l’an dernier.
L’explication d’un tel volume d’activité se trouve, selon elle, dans le dynamisme économique de la Métropole, et son offre en matière universitaire. « On a la chance d’avoir une économie très diversifiée, qui repose aussi bien sur la chimie, les nouvelles technologies, la pharmacie», explique-t-elle.
Hausse des prix
« Le marché du Rhône est très stable », confirme Alexandre Schmidt, le nouveau président de la chambre. Cette bonne tenue du marché des transactions a, du coup, eu une incidence sur les prix, avec une hausse de 2.2% du prix au m² à pour les appartements et une hausse de 3% du prix de vente pour les maisons. Dans l’ensemble du Rhône administratif (Département du Rhône + Métropole de Lyon), le prix du m² se monte à 2.954 euros, soit une progression de 2.2%. La progression des prix est encore plus sensible à Lyon avec une hausse de 2.6% à 3486 euros le m² pour les appartements. Pour le même type de biens, la FNAIM révèle que la progression est moins forte, de l’ordre de 2%, à 2790 euros le m², à Villeurbanne.
Par arrondissement, on notera que les prix dépassent les 4.000 euros le m² sur Lyon 2 (4.364 euros le m²) et Lyon 6 (4.361 euros le m²). Quatre arrondissements ont des prix compris entre 3.000 et 4.000 euros le m² : Le premier (3836 euros le m²), le troisième (3.484 euros le m²), le quatrième (3.836 euros le m²), et le septième arrondissement (3.219 euros le m²). Les 5ème (2.868 euros le m²), 8ème (2.498 euros le m²) et 9ème arrondissements (2.808 euros le m²) sont les seuls affichant des prix inférieurs à 3.000 euros. Sur 10 ans, les prix ont augmenté de 26.8% à Lyon, contre +14% dans le Rhône.
7 arrondissements sur 9 à la hausse
En termes de dynamique des prix, on constate que la hausse est visible dans tous les arrondissements, excepté dans le 8ème (-0.1%) et dans le 7ème (-1%). « Nous avons une disponibilité assez importante aussi bien pour la revente que dans le neuf. La présence de programmes neufs fait concurrence aux appartements existants» analyse Alexandre Schmidt. Tous les autres arrondissements sont à la hausse : le 1er (+3.2%), le 2ème (+4.7%), le 3ème (+1.9%), le 4ème (+2%), le 5ème (+2.8%), le 6ème (+3.9%) et le 9ème arrondissement (+3.6%).
La baisse des taux a permis d’augmenter le pouvoir d’achat immobilier dans le Rhône. On achète ainsi avec une mensualité de 1.000 euros hors assurance une surface de 69.8 m² contre 66,3 m² il y a un an. Les prêts relais sont aussi de retour. Pour Anne de Planchard, ceci a permis d’améliorer la fluidité du marché en favorisant les déménagements de confort.
