<p>Nicolas Roux (SDH/LPI)</p>
La "grenellisation" de PLU dans plusieurs communes de l’agglomération tend à raréfier le foncier à urbaniser.
La chambre des aménageurs-lotisseurs en Auvergne a fait un rapide point à l’occasion de la présentation du CRPI, sur l’activité des lotisseurs en 2016 en Auvergne et dans la région clermontoise.
En l’absence de Florent Massonneau, le président de la Chambre des aménageurs-lotisseurs, c’est Nicolas Roux, le président du CRPI, et ancien président de la structure, qui s’est chargé de la présentation. « Il y a un bon niveau de la demande de terrains à bâtir sur le Puy-de-Dôme, mais il y a a une forte sensibilité des prix au marché. Lorsqu’une opération de lotissement est vendue avec une grille de prix un peu trop importante, elle ne se vend que très très difficilement. Il faut véritablement être au bon prix » analyse le professionnel. Sur Clermont Communauté, les parcelles vendues oscillent entre 60€ et 80.000 euros pour des surfaces qui vont de 400 m² à 600 m².
« Grenellisation » des PLU
Le territoire est par ailleurs marquée par une « grenellisation » des PLU. Plusieurs communes sont en cours de révision de leur plan local d’urbanisme, comme Cournon d’Auvergne, Lempdes, Aubière, ou encore Romagnat. « Cela conduit à une réalisation d’opérations d’aménagement foncier avec plus de densité et une mixité d’offres de logements : privé social, individuel, individuel groupé, petit collectif. Aujourd’hui, réaliser un lotissement aux abords de l’agglomération clermontoise avec des lots supérieurs à 800 m² n’est plus possible… » constate Nicolas Roux.
La grenellisation des PLU a en effet conduit à supprimer de nombreuses zones à urbaniser, les zones dites AU. « Ces zones AU qui constituaient auparavant des réserves foncières pour le développement futur des communes n’existera plus. Il va rester de ce fait, dans certains secteurs, très peu de terrains à urbaniser, ce qui va nécessairement créer une tension sur les prix et inciter à urbaniser la deuxième couronne de l’agglomération qui offre plus de possibilité en la matière » souligne Nicolas Roux. Le professionnel déplore ainsi que les jeunes couples sont régulièrement obligés de partir relativement loin de l’agglomération clermontoise pour réaliser un projet conforme à leurs attentes, ne trouvant pas de terrain à proximité.
Nicolas Roux a également évoqué le PLU intercommunal : « Cela peut apporter plus de cohérence dans la politique d’urbanisme sur l’agglomération, mais attention à ne pas mettre en place un outil trop complexe » avertit-t-il. Il souhaite une certaine flexibilité de cet outil notamment au niveau du contrôle de légalité. « Il n’est pas rare que des élus doivent conduire des modifications de PLU pour permettre la réalisation d’opération d’aménagement publiques ou privées pour les rendre compatibles avec les OAP (orientations d’aménagement de projet) » avertit le dirigeant.
