<p>(SDH/LPI)</p>
Au quatrième trimestre 2016, les prix augmentaient nettement à Lyon, tandis qu’ils s’avéraient toujours en baisse à Saint-Etienne. Les volumes continuent, au niveau national, à se densifier.
Les notaires de France ont fait état mardi matin de leur note de conjoncture, avec les chiffres de prix médians clos à fin décembre 2016. Les chiffres de ventes de logement s’avèrent toujours être orientés à la hausse, malgré la très légère progression des taux observée depuis début 2017.
« Après une année 2016 très dynamique, et comme annoncé par le notariat, le nombre de ventes de logements anciens a continué de croître avec, à fin février 2017, 867 000 ventes sur les douze derniers mois (contre 805 000 douze mois plus tôt) soit une hausse de 7,7 % sur un an », ont indiqué les notaires de France. Le précédent point haut, qui s’élevait à 837 000 en mai 2006 est donc très largement dépassé.
Mais les notaires tempèrent ce chiffre, car cette progression reste à mettre en perspective avec la hausse du nombre de logements en France qui s’est élevée, entre 2000 et 2016, à 19 % (34.537.000 en 2016 contre 28.988.000 en 2000). Les notaires mettent en évidence que le volume de ventes de logements anciens n’a, dans le même temps, augmenté que de 7%, à 848.000 en 2016, contre 793 000 en 2000. Pour dépasser le taux de rotation « record », il faudrait donc il faudrait donc plus de 940 000 transactions.
Des prix en hausse à Lyon, Clermont-Ferrand, et Saint-Etienne
Les prix, eux, sont en hausse de 1.7% sur un an au niveau national, et de 0.5% sur 3 mois. Sur un an, la progression est plus sensible pour les appartements (+1.9%) que pour les maisons anciennes (+1.5%).
Au niveau régional, l’orientation des prix des appartements diffère selon les métropoles. A Lyon, la hausse est très sensible : les prix médians du quatrième trimestre 2016 étaient en hausse de 6.2% par rapport au quatrième trimestre 2015 à 3.420 euros le m² (les chiffres présentés il y a un mois par la Chambre des notaires du Rhône étaient basés sur les chiffres clos à fin novembre) . A Grenoble, les prix ont augmenté de 4.1% à 2.240 euros le m². A Clermont-Ferrand, la hausse est encore plus sensible, augmentant de 7.6% à 1.720 euros le m². Inversement, à Saint-Etienne, les prix ont baissé de 5% à 880 euros le m².
Du côté des maisons anciennes, la même divergence d’orientation est observée. A Grenoble, la progression est forte, de l’ordre de 7.7% à 314.400€ le m². A Lyon, la hausse est un peu moins sensible mais reste affirmée, de l’ordre de 3.6% à 321.400€ le m². A Saint-Etienne, comme pour les appartements, les prix sont orientés de l’ordre de 3.2% à 166.500€ le m².
