<p>(SDH/LPI)</p>
Les derniers chiffres émanant de plusieurs réseaux d’agences confirment une tendance à la hausse des prix, notamment à Lyon.
En attendant la semaine prochaine le bilan semestriel de la FNAIM en matière d’activité et de prix, les premiers réseaux d’agences immobilières ont publié, ces derniers jours, leurs chiffres au titre des six premiers mois de l’année. Si l’on observe çà et là quelques divergences sur quelques points précis (comme les délais de vente), mais globalement, tous ont noté une forte hausse des volumes par rapport au premier semestre de l’année 2016.
Orpi et Century 21 ont ainsi fait état de volumes nettement orientés à la hausse, si bien que les prix ont tendance à se tendre dans certaines zones, et notamment à Lyon. Les acquéreurs bénéficient de dispositifs étatiques désormais bien identifiés par les acheteurs - comme le Pinel ou le prêt à taux zéro - mais aussi de taux toujours bas, même si une légère hausse de ces derniers a été constatée en début d'année.
Les banques, dans le même temps, jouent le jeu et font face à une forte demande. Les établissements de crédit ont distribué, sur les quatre premiers mois de l’année, près de 127.1 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par la Banque de France en début de mois. Ceci facilite ainsi une reprise des transactions, par ailleurs dopée par la reprise de la croissance et par la bonne tenue du marché immobilier neuf. De facto, la forte hausse des ventes de logements neufs observée depuis quelques trimestres dans les ECLN (enquête sur la commercialisation de logements neufs) amène en effet, à plus ou moins court terme, à des transactions et à des locations dans l’ancien via la libération d’appartements ou de maisons.
La santé retrouvée du secteur ne doit néanmoins pas masquer certains signaux d’alerte. La mobilité résidentielle est bien plus faible qu’il y a quelques mois, selon Clameur et l’UNIS Lyon-Rhône. Le constat est le même chez de nombreux bailleurs : en l’absence d’offres à la location, la libération des appartements décélère, et revient à des niveaux plus faibles qu'auparavant. En clair : ne retrouvant pas sur le marché de bien équivalent au logement qu’ils occupent actuellement, les locataires qui pourraient être tentés par un déménagement restent en place. Ou se portent parfois à l’acquisition, alimentant ainsi, de facto, une tension en matière de prix. Il est donc nécessaire de prendre garde à cette pénurie d'offre qui menace, et qui pourrait, à terme, conduire à un blocage du marché... et à une inflation immobilière non désirée.
