<p>Centre d'Histoire et de la Déportation (SDH/LPI)</p>
Cette esplanade sera dénommée à l’occasion de la « Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France ».
L’esplanade située au 14 avenue Berthelot dans le 7ème arrondissement, à l’intérieur de l’Espace Berthelot, et devant le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, sera dénommée « Esplanade Général Pierre Robert de Saint Vincent ». C’est ce qu’a indiqué ce jeudi la Ville de Lyon dans un communiqué.
C’est à l’occasion de la traditionnelle cérémonie organisée pour la « Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France » organisée le dimanche 16 juillet, à 11 heures à Lyon dans la cour du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation, qu’aura lieu la cérémonie de dénomination. Seront présents Henri-Michel Comet, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense et de sécurité sud-est, préfet du Rhône, et Jean-Dominique Durand, adjoint délégué au patrimoine, à la mémoire et aux anciens combattants, représentant le Maire de Lyon. « C’est à cette occasion que ce choix de la Ville de Lyon vient rendre hommage à un serviteur de l’État, résistant héroïque », note la Ville.
Un « Juste parmi les Nations »
Le Général Pierre Robert de Saint Vincent (1882-1954) était gouverneur militaire de Lyon pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il reçut l’ordre, le 29 août 1942, de mettre des gendarmes à la disposition de l’Intendant de police pour encadrer l’embarquement de près de 600 Juifs en gare de Perrache, à destination de Drancy. En refusant catégoriquement et en retardant la rafle d’une journée, le militaire permit à de nombreuses personnes de fuir. Il fut mis à la retraite dans la foulée, une semaine après la rafle. En 1993, l’Institut de Yad Vashem à Jérusalem lui a décerné le titre de « Juste parmi les Nations ».
«L’attitude du Général Pierre Robert de Saint Vincent montre ce que peuvent faire le courage et la détermination d’un homme pour enrayer la machine totalitaire, et qu’un haut-fonctionnaire, même habitué à l’obéissance aux ordres reçus, doit savoir, en certaines circonstances, faire prévaloir sa conscience », note Jean-Dominique Durand, adjoint délégué au patrimoine, à la mémoire et aux anciens combattants.
