<p>Jacques Chanut (SDH/LPI)</p>
La fédération française du bâtiment, si elle se montre globalement satisfaite du plan logement, regretté la fin du PTZ en zone C et du dipositif Pinel en zone B2.
La fédération française du bâtiment s’est montrée plutôt satisfaite du plan logement. L’organisation a trouvé plutôt positives les annonces réalisées ce jour par les ministres Jacques Mézard et Julien Denormandie, à l’occasion de la présentation du plan logement du gouvernement. Elle a toutefois déploré que "la question primordiale du bon phasage des mesures ait été, pour partie, ignorée".
Au rayon des annonces positives, la FFB retient l’engagement de maintenir sur quatre ans les dispositifs Pinel et PTZ en zones dites « tendues », où les besoins sont évidents. Par ailleurs, « les mesures structurelles, consubstantielles à la création d’un choc d’offre, répondent, indéniablement, aux vœux exprimés de longue date par l’ensemble de la profession », indique la FFB.
Des points positifs…
La fédération cible en cela l’inversion de la fiscalité immobilière, la libération des terrains publics, l’intéressement financier des communes à la construction, le renforcement de la lutte contre les recours abusifs, la volonté d’ancrer durablement la simplification des normes, accompagnée d’une consolidation du rôle du CSCEE (Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique ), l’appui à la maquette numérique, ou encore la simplification des procédures pour les HLM et la mise en place d’un dispositif favorisant la vente aux locataires.
La FFB s’inquiète toutefois quant à d’autres points. Alors que les éléments précités constituent les bases d’un nouveau cadre très positif, « leurs effets ne se feront sentir qu’à moyen terme », souligne l’organisation.
Mais des critiques sur disparition de certaines aides
C’est alors qu’elle pointe la disparition de certains dispositifs au sein de secteurs bien ciblés. « Dans l’immédiat, alors que le marché est en train de se retourner, la brutale disparition du PTZ en zone C et du Pinel en zone B2, constitue un signal très négatif. Il ne pourra que contribuer à accentuer la fracture territoriale, pourtant au cœur des préoccupations gouvernementales, alors que, là aussi, les besoins existent », a indiqué la FFB.
Cette série de rabots est, selon elle, d’autant plus regrettable que le gouvernement annonce dans le même temps « une période transitoire d’un an pour le PTZ en zone B2 », et « une mobilisation des fonds d’Action logement en faveur des travaux de requalification des logements obsolètes des centres des villes moyennes, espérés depuis longtemps ».
Pour Jacques Chanut, le président de la FFB, « l’appui de la profession dépendra aussi du détail de ces mesures. Nous les attendons donc avec impatience. De même, il faut que les incertitudes qui persistent, notamment sur le logement social, la transition énergétique et numérique, la lutte contre la fracture territoriale, soient levées au plus vite. Les marchés ont besoin de visibilité. Enfin, le débat sur les zones B2 et C ne saurait être clos avec le seul PTZ ancien ».
