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La fédération française du bâtiment a fait un point sur l’activité du bâtiment en 2017. Elle prévoit une nouvelle année de croissance l’an prochain, après une forte activité cette année.
La fédération française du bâtiment (FFB) a fait mardi un point sur l’activité du bâtiment en 2017. Celle-ci a connu une année de croissance, de l’ordre de 4,7% en volume. « Le logement neuf constitue encore une fois le principal vecteur de cette accélération, la production associée s’affichant en progression de 12,8 %, en ligne avec celle du nombre de logements commencés (+11,8 %) qui atteint près de 410 000 unités », a indiqué la fédération.
Outre le logement, le non résidentiel neuf a lui aussi retrouvé le chemin de la croissance, après plusieurs années de disette. L’activité est en hausse de 3,7% sur ce segment, et progresse globalement dans tous les secteurs, excepté ceux des locaux agricoles et des bâtiments administratifs.
20.000 postes créés en 2017
L’amélioration-entretien a pour sa part connu une belle année, avec une croissance de 1,4% de la production en volume, grâce notamment aux bons résultats de la rénovation énergétique du logement « qui a bénéficié d’un puissant CITE ».
Cette hausse de l’activité a porté l’emploi dans le bâtiment, qui s’est redressé en 2017, avec environ 20.000 postes créés, dont 9.000 salariés et 11.000 intérimaires en équivalent-emplois à temps plein.
La FFB tempère toutefois son constat en indiquant que malgré ces bonnes nouvelles, faute de redressement des prix bâtiment, les marges des entreprises restent « très faibles », « ce qui ne leur permet guère de se reconsolider, après huit ans d’une lourde crise ».
Croissance plus mesurée l’an prochain
Côté prévisions, le bâtiment devrait selon la FFB, connaître l’année prochaine une nouvelle hausse de son activité, de l’ordre de 2,4% en volume, « soit un rythme de progression divisé par deux ». La fédération prévoit une baisse des mises en chantier « d’environ 10.000 unités, imputable aux dispositions prises en Loi de finances ». Mais le logement devrait toutefois poursuivre son essor, « mais de façon beaucoup plus mesurée, à +3,4 % ».
Pour sa part, le non résidentiel neuf devrait nettement accélérer, à +8,9%, tous les segments de marché, hors agricole, devant contribuer à cette croissance. La FFB indique que le seul bémol devrait venir de l’amélioration-entretien, en faible croissance, du fait de la révision du CITE et des mesures affectant le secteur HLM (hausse du taux de TVA, baisse des loyers). « Au global, à prix constants, l’activité bâtiment ne retrouvera en 2018 que le niveau atteint en 2013, encore très loin des plus hauts enregistrés sur la période 2006-2008 », indique la FFB.
Création de 30.000 postes en 2018
Celle-ci prévoit toutefois une croissance de l’emploi, sur la lancée de 2017, avec des créations de l’ordre de 30.000 postes (salariés et intérimaires en ETP) en 2018. Selon la fédération, « les diverses mesures de la loi de finances relatives à l’immobilier ne pèseront encore qu’à la marge sur l’activité en 2018, portée par l’élan pris en 2017 ». Mais elle pense, sur le plus long terme, que les années 2019 et 2020 « seront vraisemblablement plus difficiles, malgré les mesures structurelles positives annoncées dans le cadre de la future loi pour l’évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, dont la pleine efficacité ne se fera ressentir qu’à partir de 2021 ».
