<p>(SDH/LPI)</p>
Le site publiait ce mardi son baromètre mensuel d’analyse du marché immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les grandes villes de France.
Avant les chiffres de la FNAIM et des notaires, les observateurs privés ont, ces derniers jours, publié leurs analyses sur le marché immobilier en France et en région lyonnaise. C'est notamment le cas de Meilleursagents.com, qui, quelques jours après LPI-Seloger, publiait ce mardi son baromètre mensuel d’analyse du marché immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les grandes villes de France, dont Lyon.
Selon Meilleursagents, les huit premiers mois de l’année 2018 s’inscrivent, selon le site, dans la continuité de 2016 et 2017 au niveau national, avec une augmentation régulière et mesurée des prix, des volumes de ventes stables et élevés dans un marché fluide. Le portail note en outre que les primo-accédants représentent toujours en moyenne un tiers des acheteurs, avec une légère baisse de la part des investisseurs locatifs au profit de l’achat revente (secondo-accédants). Le délai de vente médian tend en outre à baisser dans les grandes villes de France.
Le marché immobilier résidentiel va conserver sa dynamique
« L’analyse de l’ensemble de ces facteurs (évolution du chômage, délai de vente médian, indicateur de tension immobilière, pouvoir d’achat immobilier, évolution des taux d’intérêt, durées d’emprunt, perception des agents immobiliers, évolution réglementaire…) conduit à prévoir que le marché immobilier résidentiel conservera sa dynamique actuelle jusqu’à l’été 2019 », note MeilleursAgents.
Concernant les perspectives, le site prévoit une hausse des prix de l’ordre de 1,5% en France d’ici l’été prochain. « Plusieurs indicateurs montrent néanmoins que le changement de cycle est proche et devrait intervenir dans moins d’un an probablement sous l’effet d’une hausse des taux décidée par la BCE », note-t-il.
Prix en hausse de 0,8% depuis janvier
Les prix ont progressé de 1,1% depuis le 1er janvier 2018, après une hausse de 1,7% en 2017 et de 0,8% en 2016. Le volume des ventes reste stable à son plus haut niveau, avec 948 000 sur 12 mois à mai 2018, soit une baisse de 1,25% par rapport aux 960 000 transactions enregistrées en 2017. « Avec plus de 3 ventes par an pour 100 ménages, le marché reste donc très fluide » remarque Meilleursagents.
La hausse est notamment forte à Paris (+4,6% sur les huit premiers mois de 2018, soit +17,5% depuis 2016 et +41,5% depuis 10 ans). Cette hausse ne se retrouve toutefois pas partout: sur les 8 premiers mois de l’année 2018, 35% des 50 plus grandes villes de France ont vu leurs prix moyens diminuer. On remarque ainsi que, dans les zones rurales, les prix ont diminué de 9,3% sur 10 ans, et n’augmentent que de 0,8% depuis le 1er janvier.
Hausse de 4% des prix à Lyon
Reste que les métropoles françaises, elles, s’en tirent globalement mieux depuis le début de l’année, à l’image de Rennes (+4,3%), Nantes (+4,3%), Marseille (+4,1%), Lille (+3%), ou encore Toulouse (+2,2%). Seules Nice et Bordeaux voient leurs prix reculer (-0,3% et -0,1%).
Lyon, pour sa part, voit ses prix augmenter de 4,1% depuis le début de l’année, une progression pour l’heure un peu plus mesurée qu’en 2017 (+7,7%). Le délai de vente médian est, pour sa part, à peine plus élevé qu’à Paris, à 45 jours contre 39 actuellement dans la capitale. Ce chiffre est toutefois moins élevé qu’à Bordeaux (50) ou Marseille (74).
Tension immobilière
L’indice de tension immobilière est, à Lyon, bien plus élevé que dans d’autres agglomérations. On trouvait en effet dans la ville 32% de plus d’acheteurs que de vendeurs au 1er septembre 2018, contre un chiffre de 23% à Paris. Il n’y a qu’à Nantes que la tension immobilière est plus importante (36%).
Concernant les perspectives d’évolution des prix, Nantes est d’ailleurs, avec Rennes, la ville où les prix devraient, selon Meilleursagents, le plus augmenter sur un an. Les prix devraient augmenter de 5% sur 12 mois dans la préfecture de la région Pays de la Loire, contre +6% à Rennes. Les prix devraient également augmenter de 5% sur 12 mois à Lyon, mais aussi à Paris et Toulouse.

condensé très clair .un complément serait apprécié concernant les tendances sur la banlieue de LYON en particulier sainte foy les lyon.merci pour cette analyse