<p>Préfecture du Rhône et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (SDH/LPI)</p>
Suite à la réunion mardi entre la ministre des Transports et les membres du Comité d'orientation des infrastructures, le collectif en faveur de le construction de l’axe veut que les élus parlent d’une seule voix.
Le dossier A45 revient dans l’actualité. Selon le collectif en faveur de l’axe autoroutier entre Lyon et Saint-Etienne, le « collectif A45 », il est en effet « temps que les grands élus du territoire parlent d’une seule voix ».
Une réunion s’est en effet tenue mardi au ministère des Transports avec les membres du Comité d'orientation des infrastructures pour parler des priorités du gouvernement en matière de grands projets et d’infrastructures. Mais pour l’heure, rien n’est acté, et la ministre doit rencontrer, dans les prochains jours, les présidents de région avant toute décision.
Les acteurs économiques régionaux continuent toutefois d’exercer une certaine pression, en incitant les politiques locaux de parler d’une seule voix. « Un an après le lancement des Assises de la Mobilité et la création du Conseil d’Orientation des Infrastructures, la ministre en charge des Transports a présenté mardi la programmation budgétaire 2018-2022 que le gouvernement souhaite consacrer aux infrastructures de transport. Contrairement à ce qui était attendu, le gouvernement n’a pas – pour le moment – rendu tous ses arbitrages sur les grands projets d’infrastructures à réaliser ».
Le collectif a rappelé l’absence d’autre choix possible. « Le sort de l’A45 est toujours en suspens, alors même qu’il s’agit d’une infrastructure totalement conforme aux ambitions du gouvernement afin d’améliorer les transports du quotidien tout en répondant aux enjeux environnementaux, de décongestion, de sécurité routière et de désenclavement. Aucune alternative n’est crédible, elles ont toutes été étudiées. Il n’existe donc pas de plan B ! », a indiqué le collectif
Appel à l’unité
« Le sort de l’A45 dépend désormais des prochains échanges entre Elisabeth Borne et Laurent Wauquiez. Plus que jamais, la mobilisation de tous, et notamment des grands élus du territoire, est absolument indispensable » a indiqué Emmanuel Imberton, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne et Président du Collectif pour l’A45 dans un communiqué. Pour lui, « le monde politique doit parler d’une seule voix pour défendre ce chantier prioritaire au développement de notre territoire : le 2ème pôle métropolitain français et la 8ème région européenne ».
Selon ce représentant, Gérard Collomb, Laurent Wauquiez, David Kimelfeld, Gaël Perdriau et Georges Ziegler doivent s’entendre afin de ne pas pénaliser l’aire métropolitaine Lyon–Saint-Etienne. « L’étouffement, la paralysie, les retards, l’insécurité et la pollution entre Saint-Etienne et Lyon appellent à un consensus fort », selon lui.
« C’est maintenant la responsabilité de tous les élus de construire l’avenir, en remplaçant cette A47, infrastructure dangereuse et anachronique » ajoute Emmanuel Imberton, rappelant que « l’unanimité du monde économique en faveur de l’A45 est acquise depuis longtemps ».
En attendant, une réunion aura lieu ce vendredi en préfecture du Rhône sur les alternatives à l’A45, à laquelle participeront les financeurs et les parlementaires. Les opposants à l'A45 se rendront quant à eux à 14 heures devant la préfecture pour s’y inviter. Ces derniers ont en outre appelé à une nouvelle mobilisation le samedi 22 septembre à la Talaudière.
