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Cette nouvelle édition avait été organisée au sein du centre des congrès de la Cité internationale de Lyon.
La Smart Buildings Alliance (SBA), la Fédération Française de Domotique (FFD) et l’Alliance EnOcean, organisaient les 5 et 6 septembre la 5ème édition de leurs universités d’été. Celles-ci ont rassemblé plus de 1.000 participants, ainsi que 76 exposants dont 27 startups ayant mis en avant leurs solutions.
Ces deux journées ont rassemblé des acteurs de différents horizons : constructeurs, fabricants, énergéticiens, prestataires de services, maîtres d’ouvrage, investisseurs, acteurs de l’IT, associations et institutions publiques. Ceux-ci ont pu partager leurs visions et expériences.
Toute la chaine de valeur du bâtiment et de la ville était présente pour échanger de manière transversale. Près de 200 intervenants se sont succédés lors des conférences et ateliers. 56 ateliers ont permis aux visiteurs de rentrer dans le détail des solutions autour de 4 thématiques globales : la ville, le bâtiment, technologie et société et métiers.
« Ces deux journées ont été l’occasion pour nous tous d’écouter, d’échanger et de confronter nos points de vue pour faire progresser notre intelligence collective au service du bâtiment et de la ville de demain » a indiqué Emmanuel François, président de la SBA, dans un communiqué.
La fin du « Smart pour le Smart »
Lors de ces universités d’été, un certain nombre d’enseignements ont été tirés, comme la fin du « Smart pour le Smart ». « De manière transversale, les questions de la durabilité des technologies, de leur utilité intrinsèque, de leur potentiel d’interopérabilité et de mutualisation, de la nécessité de concevoir des services compris par le plus grand nombre, ont été largement abordées lors des sessions, soulignant que le ‘Smart’ ne doit pas être que technique, mais aussi et surtout utile et accessible. Le facteur humain étant évidemment toujours le cœur du sujet et l’intérêt de l’usager devant guider tout projet », note la SBA.
Parmi les autres enseignements, on notera que le smart building concerne et rassemble toujours plus de métiers, mais aussi que l’écosystème Smart Building français s’avère légitime au-delà des frontières. De nouveaux services émergent, et de nouveaux métiers vont apparaitre comme ceux d’opérateurs de services du bâtiment, de la ville et du territoire, véritables tiers de confiance, garants de la liberté et la sécurité des données.
Les universités d’été ont été rythmés par 3 temps forts, avec la conférence d’ouverture introduite par Louise Guay, présidente du « Living Lab » de Montréal, sous la thématique « Le Smart, une réponse à nos enjeux de société ? » Celle-ci a rassemblé Emmanuelle Cosse, Ancienne Ministre du Logement, conseillère régionale d’Ile-de-France, Hervé Groléas, directeur innovation numérique et systèmes de la Métropole de Lyon, Jean Haentjens, Économiste et Urbaniste, mais aussi Taoufik Valipuram, cofondateur et directeur du Lab Ouishare X Chronos
Après une introduction de Sylvain Robert, DG Énergie de la Commission Européenne, des acteurs industriels, de l’énergie et du numérique ont enchainé sur la thématique « Les enjeux de la révolution du bâtiment » à l’intersection entre la transition énergétique et la révolution numérique pour une plus grande efficience du bâtiment. Ont participé Philippe Adam, directeur régional territoires et services énergétiques d’EDF, Fabrice Bonnifet, directeur central développement durable, groupe Bouygues SA et président du collège des directeurs du développement durable (C3D), Cormac Crossan, business development director real estate de Schneider Electric, François-Xavier Jeuland, président de la FFD, et Emmanuel Olivier, président d’Ubiant.
Enfin, la dernière session plénière, « Nouveaux regards – Nouvelles solutions », a, après une introduction par Loïc Dosseur, co-directeur général de Paris&Co et directeur d’Urban Lab, sur le rôle évolutif des agences de développement économique pour concilier les visions des territoires, entreprises et startups, proposé 2 conférences complémentaires, l’une sur le thème de l’attractivité de la Smart City et une seconde table ronde sur le thème de la ville et du quartier désirable
2 pitchs marathons
40 projets innovants ont par ailleurs été présentés lors des 2 pitchs marathons. En outre, au sein de ces deux séances, 40 jeunes pousses ou sociétés établies ont défendu leurs solutions innovantes sur 2 jours. « Ces solutions, remarquées sur leurs marchés, contribuent à illustrer la diversité des sujets liés au Smart Building et à la Smart City. Elles ont été évaluées selon des critères comprenant : qualité d’innovation ; impact potentiel sur le marché et respect des principes de la SBA dont l’intégrité de la gestion des données, le partage et l’interopérabilité) », indique la SBA.
3 prix ont ainsi été décernés. Le prix Smart Building a été remis à Enlighted, qui capte et libère la donnée à destination des opérateurs de services « lighting as a service ». Le prix Smart City a été décerné à, Futuremap, qui propose une solution de modélisation 3D de la ville, faisant le lien entre les différentes strates et différents réseaux urbains. Enfin le prix coup de cœur a été décerné à Snips, une plateforme de reconnaissance vocale qui fonctionne en embarqué pour que les entreprises aient leur assistant vocal propre, dans le plus grand respect de la GDPR, la totale souveraineté des data et le respect des utilisateurs finaux
Au cours de ces universités d’été, Emmanuel François a annoncé le lancement de la Fondation MAJ, qui a pour objectif de rapprocher les services et les institutions du citoyen usager à l’échelle locale via le digital, pour répondre aux défis actuels posés par la dégradation environnementale, la recherche d’une économie moins carbonée et le besoin de reconstruction de lien social. Pour Emmanuel François, le numérique est un outil qui permet de construire des réponses pour repenser les bâtiments et leurs usages en plaçant l’humain au centre des solutions.
