<p>Conseil de la Métropole de Lyon (SDH/LPI)</p>
La Métropole de Lyon, a, lors du Conseil métropolitain, adopté un vœu proposé par les organisateurs locaux de la marche pour le climat.
Le Conseil de la Métropole a adopté, lors de se séance de lundi, un vœu pour un désinvestissement dans les énergies fossiles. Celui-ci avait initialement proposé par les organisateurs locaux de la marche pour le climat qui s’est tenue à Lyon il y a dix jours, le 8 septembre. Il a été présenté en séance par le groupe Europe Écologie Les Verts, La Métropole Autrement, Lyon Métropole Gauche Solidaire, le Parti Radical de Gauche et le conseiller métropolitain André Gachet.
Cinq représentants des organisateurs de la marche pour le climat avaient été reçus vendredi dernier par David Kimelfeld, en présence de Michel Le Faou et de Bruno Charles. «Nous prenons très au sérieux cette mobilisation citoyenne et les propositions portées dans le cadre de cette démarche. C’est pourquoi la Métropole de Lyon prend deux engagements majeurs, a indiqué David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon.
« Maintenant que nous avons adopté ce vœu, nous allons définir, avec les associations citoyennes qui soutiennent ce vœu, ainsi qu’avec l’ensemble des partenaires financiers concernés, une trajectoire concrète, tenable et mesurable de désinvestissement dans les énergies fossiles mais également établir avec eux un calendrier précis pour faire un bilan régulier de nos avancées. Nous allons par ailleurs renforcer le volet citoyen du Plan Climat Air Énergie de la métropole en nous appuyant notamment sur les associations qui travaillent quotidiennement à la sensibilisation et à la mobilisation de tous en faveur du climat. Pour cela, nous allons lancer prochainement une vaste initiative à destination des citoyens», a indiqué David Kimelfeld.
"Le climat est un enjeu majeur"
La Métropole a notamment rappelé ses actions en matière de lutte contre le dérèglement climatique et l’amélioration de la qualité de l’air, via notamment son Plan Climat, son Schéma directeur des énergies (SDE) et son Plan Oxygène. La mise en place du Plan climat en 2012 a permis de réduire de 16% ses émissions de gaz à effet de serre entre 2000 et 2015, sur une période où la population progressait de 13 %. L’objectif de - 20 % d’émissions de GES en 2020 est, selon elle, en bonne voie.
Le Plan Oxygène a lui été lancé en 2016 pour répondre aux enjeux de santé et de qualité de l’air. Une Prime air bois a, l’an passé, été adoptée pour aider les habitants du territoire à remplacer leurs chauffages individuels au bois non performants, responsables de 25 % des émissions de particules polluantes sur le territoire.
Enfin, la Zone à Faibles Émissions (ZFE) sera mise en place l’an prochain, ce qui permettra de diminuer par deux dès 2021 le nombre de personnes exposées à des niveaux de pollution supérieurs aux seuils européens et d’atteindre les seuils définis par l’OMS à l’horizon 2030 en matière de qualité de l’air.
Le Schéma Directeur des Énergies, initié dès 2015, sera voté d’ici la fin de l’année, et déterminera ainsi un nouveau scénario de transition énergétique pour le territoire métropolitain à horizon 2030. Il servira de base à l’élaboration du nouveau PCAET en préparation.
Selon David Kimelfeld, «le climat est un enjeu majeur qui nous concerne tous et qui mérite la plus grande mobilisation. Le bilan de nos actions est positif mais nous devons aller plus loin en nous appuyant sur l’accélération des prises de conscience. La Métropole est elle-même à un carrefour majeur de l’élaboration de ses stratégies en matière d’énergie, de climat et de qualité de l’air. Je propose donc que nous profitions de la convergence de cette mobilisation citoyenne et de nos réflexions en cours sur la refonte de notre plan climat, pour renforcer nos stratégies, en nous appuyant sur l’ensemble des acteurs concernés. »
