<p>(SDH/LPI)</p>
Dans un communiqué le groupe « LR et apparentés » s’est positionné contre la limitation de la vitesse maximale sur le périphérique de l’autoroute A7 jusqu’à la porte du Valvert.
« Stop à l’acharnement contre les automobilistes ». Le titre du communiqué du groupe « Les Républicains et apparentés» de la Métropole de Lyon annonce la couleur. L’opposition de droite à la Métropole de Lyon s’opposera à la limitation de la vitesse maximale sur le périphérique à 70km/h de l’autoroute A7 jusqu’à la porte du Valvert.
Sur la méthode d’abord, le groupe s’étonne de cette annonce officielle « alors même que le débat est prévu en conseil de la Métropole pour la fin de l’année 2018 ». Il en profite notamment pour glisser un petit tacle à l’actuel président de la Métropole. « Si David Kimelfeld s’oppose politiquement à Gérard Collomb pour lui ravir sa place, on ne peut que constater qu’il en a conservé les méthodes dictatoriales », indique le groupe.
Selon lui, la majorité macroniste de la Métropole « utilise encore une fois la contrainte, en ciblant des coupables à la pollution qui sont pour elle, les automobilistes. Pourtant, c’est bien la politique de cette majorité qui est à l’origine de la situation catastrophique de la pollution de l’air. En refusant d’engager un plan majeur de développement des transports en commun en faveur des communes périphériques ».
Le groupe fustige notamment le refus pendant plus de 15 ans d’investir sur les axes routiers. Il pointe aussi le fait que la Métropole n’a publié « aucune étude précise qui justifie cette mesure et son impact réel ».
La congestion en cause
David Kimelfeld avait en outre indiqué, lors de l’annonce du passage du « périph » à 70 km/h que ceci aurait un impact positif en matière de pollution. « Les constructeurs automobiles le disent : les moteurs sont calculés sur cette vitesse-là pour moins polluer », avait-il indiqué.
Mais « Les Républicains et apparentés » soulignent pourtant que la plus forte concentration de NO2 a souvent été atteinte à des heures de congestion du trafic pendant lesquelles la vitesse moyenne est inférieure à 70 km/h. « La Métropole impose l’abaissement de la vitesse sans proposer une alternative à l’utilisation de la voiture aux milliers d’automobilistes locaux qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur véhicule personnel pour se déplacer et aller travailler », remarquent-ils.
Les élus d’opposition dénoncent ainsi « une vision dogmatique excluant les habitants de la périphérie ». « Aujourd’hui est décidé l’abaissement de la vitesse, et demain ces élus déracinés de la vie réelle des citoyens imposeront le « péage urbain » pour que les Grands Lyonnais paient pour se rendre sur leur lieu de travail ! », craignent-ils.
