<p>Laurent Vimont, président de Century 21 France (SDH/LPI)</p>
Le réseau d’agences franchisées a fait part mardi de son point trimestriel sur le marché immobilier français.
Century 21 a publié mardi son point trimestriel sur le marché immobilier. Et pour le réseau d’agences franchisées, l’activité reste très soutenue. Selon lui, « jamais un 3ème trimestre n’a été aussi dynamique en termes de transactions réalisées ». Dans le réseau, au niveau national, le nombre de ventes a encore progressé de 1,3% par rapport au troisième trimestre 2017, qui constituait déjà, à l’époque, un point haut historique.
Selon le réseau, les prix n’augmentent toutefois pas de manière démesurée. Ceux-ci ont progressé de 2,6% dans l’ensemble du pays pour se situer aujourd’hui à 2.539€ le m2 en moyenne. Ils restent ainsi inférieurs aux plus hauts de 2011, quand le m² atteignait 2.621€ au 3e trimestre.
L’activité du marché immobilier ancien va « très bien »
L’activité du marché immobilier ancien va, selon le réseau, « très bien ». Les 30/40 ans se montrent ainsi les plus actifs, en profitant de taux d’intérêt incroyablement bas pour acheter leur résidence principale. Leur proportion augmente de 7,4%. Ils totalisent ainsi 26,2% des acquéreurs, ce qui porte à 46,1% la part des acheteurs de moins de 40 ans.
La hausse des prix ne conduit pas à une baisse importante des surfaces. Celle, moyenne, des acquisitions s’élève à 85,9 m², contre 86,7 m² il y a un an. Century 21 indique que le montant moyen d’une transaction s’établit à 209.042€, avec un chiffre de 224.412€ pour le segment des maisons et de 199.961€ pour les appartements. « La situation est saine et les délais de vente en sont un bon indicateur : ils raccourcissent d’une journée seulement et s’établissent aujourd’hui à 89 jours ; rien de frénétique donc », note le réseau.
« Le moteur du crédit est donc utilisé à plein régime, et sur la durée (qui s’allonge encore pour se situer à 20,7 ans en moyenne) et sur la quotité (80,8% du montant d’acquisition aujourd’hui, soit + 4,8% de plus par rapport au 3e trimestre 2017) », ajoute-t-il.
Forte demande en investissement locatif
La part des acquéreurs de 40/50 progresse, celle-ci réalisant notamment des achats à titre de placement pour se constituer un capital et sécuriser leur retraite. Cette tranche d’âge est ainsi à l’origine de la forte augmentation des achats à titre de placements, en hausse de 25,6% au niveau national. Chiffre qui est selon le réseau « du jamais vu ! ». Selon ses études, les investissements locatifs en France représentent 22,6% des transactions.
Côté prix, on notera que le prix moyen du m² parisien progresse de 6,6% par rapport au 3e trimestre 2017, à 9.621€ en moyenne, soit un nouveau record, et supérieur de 1.000€ à ce qu’il était il y a deux ans. Le volume de ventes en pâtit, avec un recul de 5,9% par rapport au 3ème trimestre 2017.
Le recul « vient toutefois cacher le fait que l’activité reste très dynamique et que le nombre de ventes réalisées dans la capitale dépasse le niveau des années précédentes à l’exception de 2017. Malgré ces prix élevés, les acquéreurs parisiens n’achètent pas moins grand, la superficie d’une acquisition augmente même légèrement de +0,8m2 pour se situer à 50,2m2 en moyenne. Evidemment, les montants d’acquisition peuvent être considérés par nombre de Français comme stratosphériques : 478 182€ en moyenne au 3e trimestre 2018 », précise le réseau. En Ile-de-France, le prix moyen au m2 est en hausse de 3,1% par rapport au 3e trimestre 2017, à 3.262€ le m².
Prix en hausse en Auvergne-Rhône- Alpes
En régions, une majorité d’entre elles voient leur prix au m2 grimper, comme c’est le cas en Auvergne-Rhône- Alpes. Bourgogne Franche-Comté, la Bretagne, Grand-Est, la Normandie, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont dans cette situation. Le Centre-Val-de-Loire, les Hauts-de-France et les Pays-de-la-Loire enregistrent a contrario une baisse du prix moyen au m².
Côté prévisions, le réseau prévoit qu’à ce rythme, 2018 pourrait être une année record en termes de volumes de ventes, « le marché étant porté par des taux généralement bas dont profitent à fond les ménages pour concrétiser leur projet immobilier ».

De même qu’au senegal nous assistons au même phenomène depuis quelques années.