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L’amoindrissement du temps passé sur site et le chantier réalisé en filière sèche font partie des avantages de la construction bois.
Le CAUE organise jusqu’au 22 décembre une exposition au 6bis quai Saint-Vincent sur la construction bois, avec la présentation de réalisations primées au Prix régional de la construction bois en Auvergne-Rhône-Alpes de 2016 à 2018. L’occasion de présenter des constructions réalisées au travers de chantiers propres, l’un des éléments caractéristiques de l’architecture bois.
Car le gain environnemental n’est pas concentré sur la ressource, mais aussi sur le chantier, qui offre des conditions plus satisfaisantes pour les travailleurs, mais aussi pour l’immédiate proximité dudit chantier. Car une partie des éléments en bois utilisés pour la construction peuvent être construits en dehors du site, pour être rapidement montés et assemblés in situ. La construction bois « génère un bénéfice environnemental au niveau du chantier. Vous allez plutôt sur un chantier en filière sèche. Sur site, on utilise assez peu d’eau. C’est un premier point. Vous avez également une partie qui se fait hors site. Une partie du projet se fait en atelier. Du côté des compagnons, notamment en hiver, on a des compagnons qui travaillent dans des conditions de travail plutôt sécurisées », explique David Fayolle, architecte conseil au CAUE.
« Un chantier en ossature bois, vous pouvez avoir de la préfabrication en atelier, et puis de l’assemblage sur place. On va beaucoup plus vite. En 15 jours, toute l’enveloppe du projet a été montée », ajoute l’architecte.
Ce dernier cite ainsi le chantier d’une micro-crèche à Curis-au-Mont-d’Or, qui a été réalisée dans les ateliers de l’entreprise. « On était sur un sujet un peu sensible, car nous étions proches d’une école. Un chantier proche d’une école, ça génère des risques…». Pour limiter ces derniers, le chantier bois est une réponse adaptée. Sur les trois mois que va durer un chantier, seulement une partie très minoritaire est réalisée sur place, en montage. « Deux mois et demi sont réalisés ailleurs. C’est bien pour les compagnons, et on limite le risque ».
Un temps plus limité de chantier sur site
« Car dans le cas d’un chantier en béton, des semi-remorques seraient passés toute la journée devant le chantier. Le choix de l’ossature bois dans ce cadre d’opération a notamment été justifié dans ce cadre d’opération par ce que cela induisait en termes de chantier, c’est à dire un chantier assez sécurisé. C’est un choix que l’on a fait parce que cela permet d’aller plus vite. L’ossature bois, l’un de ses intérêts, c’est qu’il n’y a pas de temps de séchage. Vous avez de l’assemblage, du montage, mais vous n’avez pas de temps de séchage. Vous avez des chantiers moins impactant écologiquement, plus sécurisés vis à vis de l’entourage, et qui vont plus vite ». De plus, David Fayolle note qu’avec cette fabrication en atelier, on arrive in fine à des niveaux très performants en termes d’étanchéité à l’air, et de bonne configuration de l’isolation du bâtiment.
En termes de gestion de chantier, Jean Bocabeille, architecte du projet « Eastwood » à Villeurbanne, note que la dimension particulièrement intéressante d’un chantier en ossature bois est celle de la construction en filière sèche. «L’ensemble des corps d’État travaille dans des conditions optimum. C’est un chantier vraiment propre », atteste l’architecte. « Le béton, c’est aussi un matériau qu’on peut fabriquer. Quand on arrive à coupler de la filière sèche béton et de la filière sèche bois, on réalise des bâtiments plus rapidement… Ce sont moins de nuisances sonores, moins de poussière, c’est vraiment plus satisfaisant », note l’architecte.
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