Immobilier: la hausse des prix s’étend des métropoles aux campagnes

Le dernier baromètre bimestriel d'Immonot.com fait état d’une propagation de la hausse des prix à des secteurs plus éloignés.

Immonot.com a fait part comme tous les deux mois, de son baromètre des prix issus des notaires. Et selon celui-ci, « petit à petit, la vigueur immobilière des grandes métropoles se propage jusque dans les secteurs plus éloignés », à la faveur d’une nette poussée des ventes et d’un arrêt de l’érosion des prix. « Avec cette nouvelle tendance, les notaires espèrent que les acheteurs et les vendeurs percevront les fruits de ce fertile marché printanier », indique la note réalisée par le professeur Bernard Thion pour Immonot.com.

Nouveau dynamisme

Selon cette note, « le dynamisme du marché immobilier qui était surtout l’apanage des grandes villes commence à se diffuser dans les régions plus rurales ». Début 2019, les pessimistes et optimistes étaient à égalité au sein des négociateurs. A la fin mars, « 37 % d’entre eux ont observé une amélioration de leur activité alors que 23 % en ressentaient le déclin et 40 % la stabilité ».

Ceci permet d’afficher « un net sursaut dans les prévisions pour les deux mois à venir et cette remontée en flèche que l’on voit sur le graphique ». Selon une étude de Honfleur citée dans l’analyse, « le volume des transactions est à la hausse alors que les prix restent stables ». L’amélioration de l’activité ne se traduit ainsi pas forcément par une inflexion très positive des prix.

Retournement

Reste que la tendance au niveau des prix des terrains et des logements « apparaît sous un jour plus prometteur ». Selon Immonot, le marché est « en train de sortir de l’ornière dans laquelle se trouvait depuis près d’un an le marché immobilier dans nos campagnes ».

Le professeur Thion cite en outre, comme cause possible de ce retournement, le plan « Action cœur des villes » qui prévoyait il y a un an d’affecter 5 milliards d’euros sur cinq ans pour redynamiser les centres-villes des agglomérations de taille moyenne. Il n’est selon lui « pas impossible » qu’il « commence à produire quelques effets ». « Ainsi, la proportion de nos correspondants prévoyant une hausse des prix des logements s’élève à 21 % fin mars contre 5 % en janvier. Seule ombre au tableau, les prix des petits commerces qui, dans les villes moyennes, demeurent à des niveaux trop faibles », indique la note.

Selon Immonot, l’amélioration prévisible « n’est pas de nature à modifier sérieusement les conseils que peuvent prodiguer nos correspondants à leur clientèle. Bien que leur proportion ait légèrement diminué, ils sont toujours 82 % à conseiller de profiter des conditions actuelles pour vendre d’abord un logement avant d’en racheter un autre ».






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