<p>Bruno Arcadipane, président d’Action Logement Groupe (SDH/LPI)</p>
Le ministre chargé de la ville et du logement et Action Logement ont lancé un appel à manifestation d’intérêt destiné à identifier des locaux vacants en zone tendue afin de les transformer en logements.
Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et Action Logement, acteur référent du logement social en France, ont lancé ce 19 novembre, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) destiné à identifier des locaux d’activité vacants en zone tendue pour les transformer en logements sociaux, intermédiaires ou libres.
Le dispositif, doté de 1,2 milliard d’euros sur trois ans, va permettre la constitution, au plus près des bassins d’emploi, d’une nouvelle offre de logements sociaux ou intermédiaires ainsi que le développement de l’accession à la propriété.
Foncière dédiée
« Les partenaires sociaux d’Action Logement ont imaginé, à la demande du ministre chargé de la Ville et du Logement, un dispositif totalement inédit pour faciliter la transformation des locaux d’activité vacants (bureaux, espaces de production ou de services désaffectés…) », expliquent Action Logement et le ministère dans un communiqué.
Une foncière dédiée aura pour mission « d’acquérir des locaux d’activité ou des terrains d’activité vacants, de financer les travaux de transformation nécessaires pour constituer une offre de logements attractive et abordable ». Des biens ont déjà été identifiés pour entrer au plus vite dans la phase opérationnelle. Il peut s’agir de bureaux vacants, de locaux d’activité devenus obsolètes mais aussi de zones d’activités inutilisées, situées dans des collectivités qui veulent redynamiser ces espaces en y intégrant du logement.
Un déploiement dans les zones A et Abis
Le dispositif a vocation à se déployer dans les zones dites « tendues » (zone A et Abis), afin de créer une dynamique de reconstitution de l’offre de logements en dégageant des espaces fonciers disponibles.
🏢Personne ne peut accepter autant de bureaux vacants alors que nous manquons de logement. Avec @ActionLogement, nous accélérons leur transformation : un AMI pour identifier ces locaux et une foncière pour porter le coût financier. Cela complète l’arsenal juridique de la loi ÉLAN pic.twitter.com/HvfJXF2S8o
— Julien Denormandie (@J_Denormandie) November 19, 2019
« Le recyclage de bureaux et de lieux d’activité obsolètes est un outil efficace pour revitaliser l’espace urbain. Il permet de rapprocher le logement des bassins d’emploi, tout en prenant en compte les enjeux de développement durable puisque la transformation de locaux existants économise 50 % de gaz à effet de serre par rapport à une construction neuve », expliquent le ministère et Action Logement.
« Pour lutter contre la pénurie de logements, il est essentiel, au-delà de la construction neuve, d’optimiser le bâti existant. La transformation de logements vacants est un vivier non négligeable que je souhaite exploiter pleinement. Rien qu’en Ile-de-France, nous avons identifié 435 000 m2 de bureaux vacants depuis plus de 4 ans. C’est pourquoi dès mars 2018, j’avais signé en ce sens une charte de mobilisation avec 10 acteurs de l’immobilier qui se sont engagés à transformer 500.000 m2 de bureaux vides en logements d’ici 2022. J’ai par ailleurs modifié la règlementation dans le cadre de la loi Elan pour accélérer les transformations. Ce nouveau dispositif développé avec Action Logement est un outil intelligent qui accélère aussi cette dynamique», affirme Julien Denormandie, ministre chargé du Logement et de la Ville.
« En créant une société foncière dédiée et en lançant ce matin cet Appel à Manifestation d’Intérêt, Action Logement s’engage avec détermination au nom de ce projet à forte utilité sociale : à la clé, ce sont plusieurs milliers de logements qui peuvent être proposés, à l’horizon 2022. Nous avons le devoir, ensemble, de réussir.», note pour sa part Bruno Arcadipane, président d’Action Logement.
Jean-Baptiste Dolci, Vice-Président d’Action Logement observe : « En proposant grâce à la transformation des locaux vacants de nouvelles potentialités foncières, nous nous donnons la possibilité de créer, dans un temps raisonnable, une offre complémentaire de logements. En ces temps de défi climatique, l’initiative est plus que vertueuse : elle est nécessaire puisque, selon les études préalables réalisées, la transformation de bureaux permet d’économiser 50% d’effets de serre par rapport à une démolition-reconstruction. »
Le dispositif décrit fait partie des 7 axes du plan d’investissement volontaire présenté le 25 avril dernier par Action Logement.
