<p>(PIPA)</p>
Des lignes de covoiturage sont mises place pour se rendre au travail dans la plaine de l’Ain, une solution qui a pour but de pallier l’absence de transport en commun.
À partir de mars, les milliers de travailleurs du parc industriel de la plaine de l’Ain (PIPA) et de la centrale nucléaire du Bugey pourront expérimenter des lignes de covoiturage et se rendre par ce biais sur leur lieu de travail. Cette solution a pour but de pallier l’absence de transport en commun et de limiter le nombre de voitures en circulation ne comportant qu’un seul passager. L’accès à l’emploi pourrait en outre être facilité.
4 lignes fixes
Le service a été nommé Covoit’ici. Il sera expérimenté sur 4 lignes fixes pour partager ses trajets jusqu’au mois de juin 2021. Celles-ci relieront ainsi les communes environnantes de l’Ain et du Nord-Isère au Parc, avec une ligne Ambérieu > Leyment > Sainte Julie > PIPA > Centrale EDF, une autre ligne Meximieux > Sortie A42 Pérouges > PIPA > Centrale EDF, mais aussi une ligne Montalieu Vercieu > Sault-Brenaz > Saint Sorlin> Rond-point de Lagnieu > PIPA > Centrale EDF. La dernière relie plusieurs autres polarités à savoir Tignieu-Jameyzieu > Loyettes > Centrale EDF > PIPA.
Ce projet de covoiturage est porté par la communauté de communes de la Plaine de l’Ain, celle des Balcons du Dauphiné, mais aussi EDF et le SMPIPA. Le premier objectif de ces acteurs est de permettre aux personnes sans permis de conduire ou sans voiture de pouvoir se déplacer plus facilement. Il s’agit notamment pour le PIPA d’un enjeu majeur en matière d’attractivité, qui peine à recruter alors que son activité ne cesse de se développer.
« Faciliter l’accueil et le transport des personnes »
Pour Pierre Boyer, directeur de la centrale EDF de Bugey, « participer à cette expérimentation auprès de la CCPA est primordial dans cette période de Grand Carénage, vaste programme industriel où le site de Bugey va accueillir plus de 4.000 intervenants ». « Faciliter l’accueil et le transport des personnes amenées à traverser le PIPA et travailler avec nos équipes témoigne de notre engagement à participer pro activement aux projets portés par les collectivités du territoire. Cette initiative inédite est aussi une réponse aux enjeux environnementaux, elle contribue à l’essor de la mobilité durable et à la réduction de l’empreinte carbone des usagers. »
Pour Jean-Louis Guyader, président de la communauté de communes de la plaine de l’Ain, et du syndicat mixte du PIPA, « il s’agit d’une expérimentation pour faciliter l’accès des employés aux entreprises du PIPA et de la centrale du Bugey et ainsi de permettre à ces entreprises de poursuivre leur développement. Cette innovation a pour avantage de proposer une alternative mobilité respectueuse de l’environnement à un coût raisonnable ».
L’autre objectif est également de proposer une solution de transport à coût réduit, puisque les passagers ne paieront qu’un euro par trajet et voyageront gratuitement au-delà de 10 allers-retours dans le mois.
14 arrêts, trois plages horaires
14 arrêts sont mis à disposition par Covoit’ici. Les usagers peuvent les rejoindre pour se déplacer dans un sens comme dans l’autre. « Grâce à l’application mobile ou un parcours SMS, le passager n’a pas besoin de réserver à l’avance ; il se rend à l’arrêt et peut avoir une estimation du temps d’attente. Les conducteurs se géolocalisent grâce à l’application au moment où ils démarrent et sont indemnisés pour la mise à disposition de sièges libres, même s’il n’y a pas de passager à l’arrêt. Les conducteurs sans application mobile peuvent également partager leur trajet si un passager est en attente quand ils passent (ils en sont informés grâce à des panneaux lumineux en amont des arrêts) », explique le PIPA.
Les trajets sont garantis sur trois plages horaires, ouvertes de 4h du matin à 22h, du lundi au vendredi. Ces plages sont de 6 heures à 9 heures, de 12 heures à 14 heures et de 16 heures à 19 heures. Les conducteurs seront par ailleurs indemnisés à hauteur de 0,50 centimes d’euros par trajet lorsqu’ils conduiront de 4 heures à 9 heures, de 12 heures à 14 heures et de 16 heures à 22 heures. « En offrant cette importante amplitude horaire, Covoit’ici espère également toucher les travailleurs de nuit », indique le PIPA.
