<p>Le Rhônexpress (SDH/LPI)</p>
Après le vote du Sytral sur la résiliation du contrat Rhônexpress, le maire de Lyon avait dénoncé une «précipitation à trois semaines d’une élection». Le président de la collectivité, David Kimelfeld lui a répondu.
Le président de la Métropole a répondu au maire de Lyon sur le dossier Rhônexpress. Vendredi, le maire de Lyon, Gérard Collomb, avait en effet expliqué son vote d’abstention par le fait que le «Président de la Métropole fait peser un risque grave sur ce syndicat mixte (SYTRAL) qui devra assumer le versement d’une indemnité de 32 millions d’euros et peut-être même de 120 millions d’euros ». Il avait dénoncé une « précipitation à trois semaines d’une élection».
Le président de la Métropole s’est ainsi étonné, dans un communiqué, « d’une telle réaction en total décalage avec les résultats de huit mois de négociation et de très nombreuses expertises techniques, juridiques et financières ».
Kimelfeld affirme que la résiliation rapportera au SYTRAL
Le président a ainsi rappellé que « le dossier de la résiliation a été présenté à tous les administrateurs du SYTRAL le 17 janvier, après 8 mois de négociation. La résiliation est la seule solution qui permettra de baisser substantiellement les tarifs dans les 12 mois (- 20%), d’améliorer la desserte de l’Est lyonnais et de conserver une desserte de qualité de l’aéroport ».
Il a ajouté que Gérard Collomb mentait lorsque le maire de Lyon déclarait que cette décision faisait peser un risque financier grave pour le SYTRAL. « Il oublie de dire ce que nos conseils juridiques et financiers ont écrit dans leur rapport : la résiliation rapportera au SYTRAL 80 millions d’euros dans les 18 prochaines années, ce qui permettra de financer l’indemnité de 32 millions d’euros. Gérard Collomb a décidé de faire peur : il sait très bien que cette résiliation est financièrement favorable au SYTRAL et à la Métropole. Elle ne coûtera rien au contribuable », a indiqué le président de la Métropole.
« Gérard Collomb parle de précipitation. Il ne faut pas que Gérard Collomb confonde vitesse et précipitation. Après 8 mois de négociation, il faut savoir décider vite. C’est ma façon d’agir pour défendre l’intérêt des habitants de la Métropole. S’abstenir, c’est refuser de se positionner. Sur des dossiers comme celui-là, on ne peut pas se cacher derrière l’abstention. L’action publique exige du courage politique », a conclu David Kimelfeld.
