<p>(Compagnie des Alpes)</p>
Le groupe a suspendu pour l'exercice en cours ses objectifs de marge d’EBO sur ses deux métiers, à savoir les domaines skiables et les parcs de loisirs.
Comme un certain nombre de groupes, la Compagnie des Alpes a revu ce jour à la baisse ses objectifs de chiffre d’affaires. Les conséquences sur son activité de l’évolution du Covid-19 « vont évidemment fortement dépendre de la durée de la période actuelle de confinement, de son impact sur l’économie et de la période nécessaire pour que l’activité retrouve son rythme d’avant crise », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Le groupe a indiqué devoir faire face, actuellement, à l’arrêt de ses activités alors que la saison des domaines skiables s’est terminée prématurément et que celle des Parcs de Loisirs débutait à peine. « Concernant la division Domaines Skiables, la Compagnie des Alpes, comme tous les autres exploitants français, a fermé l’ensemble de ses domaines dès le 14 mars dernier alors que la saison aurait dû se terminer, pour les plus tardifs, le 8 mai prochain », note le groupe. Et malgré les bonnes performances enregistrées jusqu’à la date de fermeture, cette situation laisser anticiper pour cette activité un chiffre d’affaires en baisse d’environ 20% cette saison par rapport à l’exercice précédent, soit de l’ordre de 85 à 90 millions d’euros.
L’activité Parcs de Loisirs elle aussi impactée
Sur le front de l’activité Parcs de Loisirs, la saison ne devait vraiment débuter que dans les premiers jours d’avril. Et conformément aux décisions prises par les différents pays dans lesquels la société opère, la compagnie a fermé les parcs qui étaient ouverts et différé l’ouverture de ses autres parcs. « Les décisions de réouverture se prendront, au cas par cas, en fonction des autorisations des pouvoirs publics. Sans préjuger de la durée de cette période de fermeture, le Groupe précise que le chiffre d’affaires enregistré entre mi-mars et fin juin en 2018-2019 par les Parcs de loisirs était de c. 120M€ », rappelle la Compagnie des Alpes.
Celle-ci a ainsi annoncé suspendre ainsi les objectifs de marge d’EBO sur ses deux métiers pour l’exercice 2019-2020, objectifs communiqués lors de la publication de ses résultats annuels en décembre dernier.
« Compte tenu du manque de visibilité lié principalement à l’incertitude des dates de réouverture des parcs de loisirs, il est prématuré d’estimer l’impact de la situation sur les résultats 2019-2020. Le Groupe fera un point d'étape à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires du 1er semestre 2019-2020, soit le 23 avril prochain. Le Groupe a engagé un important plan de réduction de ses coûts qui repose avant tout sur la diminution des coûts salariaux (dispositifs de chômage partiel, report d’embauches…) et dans une moindre mesure sur des économies d’énergie et la variabilisation des coûts matières, et des baisses de charges d’entretien. Le Groupe veillera néanmoins à que ce plan n’affecte pas sa capacité à rouvrir les sites dans de bonnes conditions dès que ceci sera possible », note la Compagnie des Alpes.
La compagnie estime que la baisse de son chiffre d’affaires pourra être compensée à hauteur d’un peu plus de 40% pendant les périodes de fermeture via ce plan de réduction des coûts de structure et de fonctionnement, aussi bien pour les domaines skiables que pour les parcs de loisirs.
Certains investissements pourraient être décalés
Le groupe fait en outre un examen très attentif sur les investissements programmés dans les domaines et dans les parcs pour cet exercice 2019-2020, pour décaler ce qui peut l’être, « dans le respect des engagements contractuels du Groupe et sans affecter le renforcement de l’attractivité de ses sites ».
« Il est évidemment encore trop tôt pour connaître le résultat précis de ces mesures. Enfin, compte tenu de sa structure de financement à long terme et de ses lignes de crédit à court terme ainsi que des mesures d’adaptation prises, le Groupe est confiant dans sa capacité à couvrir ses besoins de liquidités jusqu’à la fin de l’année civile, y compris dans un scénario dégradé », conclut le groupe.
Cet avertissement a lourdement pesé sur le titre à la Bourse de Paris. Le titre perdait 5,83 % à 15,50€ sur Euronext en clôture.
