<p>SDH/LPI</p>
C’est ce qu’a indiqué la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment.
La confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) a fait un point sur l’activité du secteur, et les tendances de l’activité pour le 1er trimestre 2020. Avec cette situation sans précédent la croissance de l’activité s’effondre, avec un recul de 12% par rapport au même trimestre de l’année précédente.
66 % des entreprises artisanales du bâtiment ayant des salariés ont fait des demandes de chômage partiel pour faire face à cette situation exceptionnelle. 15% l’envisagent toujours, mais 5% d’entre-elles ont cependant vu leurs demandes refusées par l’administration, notamment du fait que leur activité n’était pas considérée comme «officiellement interdite».
Le refus des clients particuliers à l’origine d’une part de la chute d’activité
Depuis le début du confinement, le 17 mars, 80% des entreprises sont à l’arrêt. 17 % des entreprises ont maintenu une activité réduite qui n’expose pas les salariés aux risques sanitaires. 3 % poursuivent une activité quasi-normale pour les interventions d’urgence.
Les raisons de l’arrêt des chantiers s’explique notamment par l’absence de volonté de la clientèle dans un contexte de confinement. La principale raison de l’arrêt des chantiers s’explique en effet par le refus des clients particuliers (71 %) et des clients professionnels, publics ou privés (45 %) de continuer les travaux, explique la CAPEB.
Une autre partie des entreprises souhaite préserver la santé de ses salariés, dans un contexte de tension sur la main d’oeuvre. La baisse d’activité s’explique, pour 46% des chefs d’entreprises, par la volonté de protéger leurs salariés.
Une autre explication est plus matérielle, à savoir les difficultés d’approvisionnement en produits et matériaux par les fournisseurs. Celles-ci font également partie des critères mis en avant par 39% des chefs d’entreprise. « Un chiffre corroboré par les chefs d’entreprises ayant poursuivi leur activité et qui déclarent pour 84 % d’entre eux éprouver des difficultés à obtenir les matériaux nécessaires », souligne la CAPEB.

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