<p>Philippe Taboret (DR)</p>
Cette part est en forte baisse selon l'intermédiaire en crédit.
Cafpi avertit une fois de plus sur le changement de profil des accédants à la propriété. En avril, cette s’est révélée être en forte baisse, à 62% de sa clientèle contre 67% en début d’année. Et selon l’intermédiaire, « cette baisse est un effet direct des recommandations du HCSF qui a durcit les conditions d’accès au crédit immobilier, excluant du crédit certains profils plus fragiles ».
Concernant la population des primo-accédants, l’emprunt moyen reste pour sa part stable en avril par rapport au mois précédent. « Alors qu’en mars les primo-accédants empruntaient en moyenne 227.200 € sur 282 mois, pour un effort consenti de 5,64 années de revenus, en avril le montant moyen emprunté est passé à 227.900 € sur 283 mois pour un effort consenti de 5,62 années de revenus.
Pour les autres accédants, on observe sur le même mois une légère baisse du montant moyen de l’emprunt – associée à un rallongement de la durée d’emprunt – à 351.500 € sur 271 mois pour un effort consenti de 6,55 années de revenus, contre 369.700 € sur 262 mois en mars pour un effort de 6,70 années de revenus.
Taux en hausse
Cafpi a par ailleurs fait part de taux plutôt en hausse en mai. Les meilleurs taux affichés par les banques sont de 0,59% sur 10 ans, 0,81% sur 15 ans, 0,91% sur 20 ans et 1,20% sur 25 ans et sont en nette hausse par rapport aux taux affichés par les banques en début d’année (0,46% sur 10 ans, 1,65% sur 15 ans, 0,77% sur 20 ans et 0,95% sur 25 ans). « Certes les taux sont en hausse par rapport à 2019 et au 1er trimestre 2020, mais celle-ci est contrôlée et ne devrait pas se poursuivre. Nous devrions arriver à un niveau de taux stable qui permettra aux emprunteurs de poursuivre leurs projets », explique Philippe Taboret dans une analyse.
Si les banques et courtiers ont été « sonnés » durant les premières semaines de la crise sanitaire, l’ensemble de la profession s’est remis en ordre de marche depuis début avril pour éviter au marché de s’écrouler. « Par exemple chez CAFPI, la gestion des dossiers en cours se fait presque normalement et 100% des dossiers avancent, même si le temps de réalisation est allongé. Même le montage des nouveaux dossiers est reparti et la plupart des banques acceptent désormais d’étudier les nouveaux dossiers, même si le contexte actuel freine l’activité avec par exemple l’impossibilité de visiter les biens ou les difficultés pour signer les promesses de ventes, poussant les acquéreurs à repousser leurs projets », note Philippe Taboret.
