<p>(LPI-Seloger)</p>
C’est le constat de LPI-SeLoger, qui fait état d’une raréfaction de l’offre de biens. Selon ce baromètre mensuel, la hausse des prix immobiliers en France est forte et générale.
L’activité immobilière reste, sur un an, affectée par le confinement. Le rebond de la demande constaté depuis la mi-mai n’a pas été suffisant pour permettre au marché de renouer avec les niveaux d’activité de l’année dernière. Alors que les mois de mars à juin portent habituellement 36% des ventes de l’année, la crise a privé le marché de 18% de son activité annuelle « qui seront difficiles à compenser en 2020 », estime LPI-Seloger.
Pour autant, la pression reste plus que jamais haussière sur les valeurs. Le prix de l’immobilier en France sont en nette hausse en France, de 5,9 % sur un an, à 3.861 € le m². Le rythme de hausse est nettement plus élevé qu’à la même époque l’année dernière, lorsque la hausse annuelle du prix des logements anciens se limitait à 4,4%.
Homogénéité
« Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’en dépit d’un contexte empreint d’incertitude (deuxième vague de Covid, hausse du chômage, durcissement des conditions d’accès au crédit, etc.), les prix s’entêtent à aller toujours plus haut », souligne LPI-Loger. Plusieurs éléments expliquent cette hausse. Les taux d’emprunt sont en effet « au ras des pâquerettes », souligne le baromètre, alors même que la raréfaction de l’offre « ne fait qu'accroître la concurrence entre les acquéreurs potentiels ». Mais cette hausse des prix découle également d’une transformation de la demande. « En effet, les primo-accédants n’étant plus en capacité - financière et bancaire - d’acheter un logement, les ménages aisés - qui réalisent les transactions aux montants les plus élevés - sont non seulement surreprésentés sur le marché mais ils gonflent artificiellement la moyenne du prix de l’immobilier hexagonal », a indiqué LPI-Seloger.
Selon le baromètre, la hausse des prix immobiliers en France n’est pas faible et disparate mais bien forte et générale. Selon Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger, la « hausse des prix des logements anciens se renforce (…) dans la plupart des grandes villes » et ils « progressent de plus de 10 % sur un an dans 28 % des villes de plus de 100 000 habitants ».

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