<p>(SDH/LPI)</p>
Plusieurs acteurs du secteur neuf ont publié lundi le 1er baromètre digital de l’immobilier neuf.
La première édition du « Baromètre digital de l’immobilier neuf » a été lancée ce lundi par plusieurs acteurs du marché dont le Groupe Izimmo, PriceHubble, l’Institut des Constructeurs et Promoteurs, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Radio Immo et Leemo. Ce baromètre interactif publié de manière trimestrielle combine l’expertise de six acteurs complémentaires pour offrir une vision fiable, précise et quasi-instantanée du marché du neuf. Ce nouvel outil a pour ambition de permettre aux promoteurs, investisseurs et constructeurs d’avoir une vision claire des prix et des dynamiques de l’immobilier neuf en France.
Ce 1er baromètre confirme ainsi un fait déjà pointé par plusieurs acteurs du marché (comme Hervé Simon, président de la FPI en région lyonnaise) et par la dernière ECLN, à savoir que la contraction de l’offre disponible a pour conséquence une forte augmentation des prix dans les zones tendues. L’une des grandes tendances mise en évidence est cet effondrement de l’offre en immobilier neuf pour les particuliers.
Comme l’explique Loeiz Bourdic, directeur de PriceHubble France, « le deuxième et le troisième trimestres 2020 ont été marqués par une forte augmentation des acquisitions en bloc par des acteurs institutionnels (CDC Habitat, in’li…). Ces acquisitions ont permis aux promoteurs d’écouler une partie de leur stock, mais ont en même temps induit une raréfaction de l’offre disponible pour les particuliers, et mécaniquement, une augmentation des prix moyens des biens disponibles à la vente ». Ce phénomène est particulièrement visible dans les zones tendues, comme l'Ile-de-France ou le Rhône.
Le Rhône en forte hausse
Par territoire, on notera que pour cette première édition, les Pyrénées-Orientales sont le département qui affiche la meilleure progression des prix moyens au m2 entre le 3e trimestre 2019 et 2020 (+19,6 %), avant la circonscription du Rhône (+18,8 %) et le département de l’Ain (+18,1 %), deux territoires où l’offre tend à manquer sous la pression des métropoles de Lyon et Genève. « Les départements de Paris (12 994 €/m2), des Hauts-de-Seine (7 672 €/m2) et des Yvelines (6 186 €/m2) sont les plus chers au niveau national », ajoute le baromètre.
Les prix sont a contrario contenus dans les zones détendues avec une moyenne des prix de commercialisation aux particuliers sous les 3.000€ par m² dans la Sarthe (2 850 € par m²), dans la Drôme (2.844 €/m²) et en Ardèche (2.715 €/m²).
« Si l'on observe les dynamiques de prix m² moyens, nous constatons au global des hausses, sur un an, de 1,9 %, mais une baisse de -1,3 % sur un trimestre. Par exemple, le Rhône voit son prix au m² augmenter de près de 19 % en un an, alors que son offre chute de 70 %. Ces résultats sont le reflet de l'actualité riche en évènements : élections municipales, ventes en bloc, crise sanitaire », indique Sébastien Le Goascoz, le président du Groupe Izimmo, dans son communiqué.
En Île-de-France, c’est la Seine-Saint-Denis qui dynamise la région. Entre le 3e trimestre 2019 et le 3e trimestre 2020, les prix affichés sur un an ont connu, Seine-Saint-Denis, une croissance de +14,6 %, pour atteindre un prix moyen au m2 de 5 235€. Le Val d’Oise, à l’inverse, connaît une légère correction : entre le 3e trimestre 2019 et le 3e trimestre 2020, les prix moyens ont connu une baisse de -3,3 %. « À titre de comparaison, le prix moyen des logements neufs commercialisés au 3e trimestre 2020 était de 344.924 € en Seine-Saint-Denis, contre 883 946 € pour la capitale », souligne Seloger.
« La première couronne demeure très attractive et voit ses prix globalement orientés à la hausse. Le projet du Grand Paris, avec les gares du Grand Paris Express, est structurant et les prix sont encore attractifs si on se projette à long terme, notamment pour la Seine-Saint-Denis qui part d'un prix moyen plus faible que les autres départements à 5 235 €/m2. Paris, après avoir atteint des sommets, subit une correction naturelle ces trois derniers mois », indique le directeur du marché immobilier chez Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, Aurélien Deleu.
« Malgré la crise sanitaire, le Grand Paris reste une valeur refuge pour les investisseurs, portée par une solide dynamique et l'intervention récente d'institutionnels. Il est à noter que le faible niveau des taux de crédit participe également à l'engouement pour l'acquisition immobilière », ajoute pour s part Pierre Lestang, directeur général de Leemo.
Forte hausse des prix à Lyon
Lyon s’avère être en première place du classement des métropoles, qui s’explique par une très forte contraction de l’offre disponible aux particuliers. Le hausse des prix annoncés entre 2019 et 2020, est de l’ordre de 19,8%, avec un prix moyen de 5.722 €/m². Dans la région, on notera que les prix sont en baisse à Saint-Etienne (-0,2 %) et Clermont-Auvergne (-1,2 %)
Pour Olivier Burot, président de l’ICP, « les 22 métropoles diffèrent dans leurs résultats : certaines commencent à subir une pression à la hausse des prix en raison d'un manque de stock, qui ne peut que s'accentuer à l'occasion de l'arrêt de projets en cours, de lenteurs des procédures d'urbanisme ou d'un changement de majorité lors des dernières élections municipales. D'autres font face à une crispation sur les ventes avec des ménages parfois attentistes et des banques plus frileuses dans la délivrance de crédit immobilier ».
