Ce rachat par la Métropole de Lyon vise à permettre le maintien des activités productives du site et tenter de sauver les 125 postes menacés de suppression.
Les salariés de Gifrer-Barbezat étaient ce mardi en grève pour défendre leurs emplois menacés. En septembre, un plan social avait été proposé par la direction du laboratoire français. La fermeture de la branche production était alors prévue. Emeline Baume, 1ère vice-présidente déléguée à l’Économie, à l’Emploi, au Commerce, au Numérique et à la Commande publique et Laurence Fautra, maire de Décines rencontraient mardi matin les salariés de cette entreprise qui demeure l’un des leaders français des produits de santé. Il s'agissait par ce biais de leur apporter un soutien, afin de sauver l’entreprise et les 125 emplois qui sont actuellement menacés dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi acté il y a quelques mois.
La Métropole de Lyon, en accord avec la mairie de Décines, a décidé, pour relancer les négociations avec le PDG de la société Gifrer, Karl Verlinden, de racheter le foncier du site à sa valeur de marché, et ce afin de permettre le maintien des activités productives et tenter de sauver ces 125 postes menacés de suppression.
Ouvrir de nouvelles discussions avec le PDG de Gifrer
« Le rachat du foncier va nous permettre d’ouvrir de nouvelles discussions avec Monsieur Verlinden. Il est essentiel pour nous de sauver cette entreprise française, aux savoir-faire remarquables et qui nous sont précieux pendant cette crise sanitaire. La Métropole se mobilise aux côtés des salariés et va négocier au mieux auprès de la Direction auprès des prochains jours pour imaginer l’avenir de l’entreprise à court et moyen terme » a indiqué dans un communiqué Emeline Baume, première vice-présidente déléguée à l’économie, à l’emploi, au commerce, au numérique et à la commande publique.
« Décines est très attachée à l’entreprise Gifrer et à ses salariés, qui, pour certains d’entre eux, travaillent depuis plus de 20 ans pour cette société. Je reste très vigilante sur les négociations qui vont avoir lieu dans les prochains jours et attend des garanties et des propositions acceptables pour les salariés. Je serai avec eux jusque dans la dernière ligne droite », a pour sa part souligné Laurence Fautra, maire de Décines.
Un courrier conjoint entre la Métropole de Lyon et la Ville de Décines sera adressée à la ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, pour l’interpeller sur l’importance d’intégrer Gifrer comme projet d’investissement productif dans le cadre du plan national « France Relance ». Objectif de cette mesure : permettre la reprise totale ou partielle de ses activités.
INFORMATION : Suite aux précisions de Gifrer sur l'absence de transaction, le titre de cet article a été modifié.
» Selon Gifrer, aucune transaction n’est en cours
