<p>La caserne de Bonne (Mercialys)</p>
La pandémie de la Covid-19 a affecté l’activité du groupe en 2020.
Mercialys a annoncé lundi ses résultats annuels. Le groupe a fait état d’ « équilibres bilanciels maîtrisés », avec la conclusion fin décembre de ventes d’actifs significatives pour un cash-in net d’environ 150 millions d’euros. 4 Monoprix et 2 hypermarchés ont en effet été cédés à des investisseurs institutionnels, attestant de leur intérêt pour des actifs commerciaux générateurs de flux pérennes. Le LTV hors droits (ratio d’endettement) s’établit à 38,1%,en baisse de 302 points de base par rapport à fin juin 2020, alors que le LTV droits compris s’inscrit à 35,8%.
La valorisation du patrimoine est, selon le groupe, « résiliente et confortée par les cessions d’actifs ». Mercialys a fait état d’une « baisse limitée de la valeur du portefeuille droits inclus à périmètre constant » de 2,3% sur 6 mois et de 5,5% sur 12 mois. Le taux de rendement moyen d’expertise est de 5,72% contre 5,49% à fin juin 2020 et 5,26% à fin décembre 2019. L’ANR EPRA NDV est de 18,42€ par action, en baisse 7,4% sur 6 mois et de 7,9% sur 12 mois.
Surperformance de l’indice national
Le groupe a indiqué que la fréquentation des centres commerciaux avait été très fortement impactée en 2020 lors des deux phases de fermeture des commerces dits «non essentiels». « Dans ce contexte sans précédent, les sites de Mercialys, conçus autour de la satisfaction des besoins du quotidien, ont très fortement surperformé l’indice national (+685 pb) », souligne le groupe. L’activité des commerçants est également sensiblement mieux orientée que l’indice de référence (+1070pb). Ces tendances comparativement encourageantes ont limité le nombre de congés d’enseignes au sein du patrimoine de Mercialys. Le niveau de vacance financière courante est « sous contrôle à 3,8% ».
Le groupe souligne un compte de résultats reflétant les impacts de la crise. Les loyers facturés sont en recul de 7% à périmètre constant, et les loyers nets sont en baisse de 17,8%. Les impacts 2020 totaux liés à la crise sanitaire (aides aux locataires et provisions exceptionnelles pour créances douteuses) représentent 29,4 millions d’euros, soit 1,5 mois de quittancement de loyers et charges hors taxes. Le résultat des opérations (FFO) est en baisse de 23,1% à 95,5 millions d’euros, soit 1,04€ par action.
Dividende proposé à 0,43€ par action
Le dividende proposé est de 0,43€ par action au titre de 2020, soit 41% du FFO de l’exercice. « Celui-ci correspond au résultat récurrent fiscalement distribuable et n’intègre pas de distribution au titre des plus-values de cessions d’actifs réalisées en 2020,soit 0,39€. Ce dernier montant devra obligatoirement être distribué au plus tard en 2022. Cette modération de la distribution contribue à préserver la liquidité de la société dans un contexte incertain », note le groupe.
Pas d’objectifs pour 2021
Concernant les objectifs 2021, de nouvelles mesures de restriction relatives à la crise sanitaire limitent fortement la visibilité de l’activité, comme la fermeture d’une grande partie des centres commerciaux et le couvre-feu. Mercialys juge ainsi ne pas être « en mesure à ce stade de communiquer d’objectifs au titre de 2021 ». La société réitère ses priorités, à savoir un maintien de l’effort de gestion opérationnelle, le déploiement de la plate-forme de livraison du dernier kilomètre et la protection des équilibres bilanciels.
Suite à la publication de ces résultats, les investisseurs ont sanctionné le titre Mercialys, qui a perdu 4,75% à 7,62€ sur Euronext Paris. Les titres des autres foncières commerciales étaient aussi en repli, à l’image de Klépierre (-2,97%), d’Unibail-Rodamco-Westfield (-0,17%), et ou encore d’Altarea (-0,57%).
