<p>(SDH/LPI)</p>
Le ministère chargé de la Ville et du Logement a annoncé lancer une campagne de communication inédite pour inciter les locataires à participer à l’élection.
Les locataires du parc social sont appelés, entre le 15 novembre et le 15 décembre, à élire leurs représentants au conseil d’administration de leur organisme HLM. Le ministère chargé de la Ville et du Logement appelle à cette occasion les locataires au vote par le biais d’une campagne de communication inédite, « les représentants HLM tenant un rôle clé pour défendre les intérêts des locataires et contribuer à l’amélioration de leur cadre de vie au quotidien », précise le ministère.
Les élections des représentants HLM sont organisées tous les quatre ans par les bailleurs sociaux. Elles concernent tous les locataires du parc social, et offrent aux 10 millions de locataires concernés la possibilité de choisir leurs représentants au sein des conseils d’administration de près de 800 organismes de logement social.
Un pouvoir décisionnel
Les représentants des locataires détiennent un pouvoir décisionnel au cœur des instances. Ils donnent leur avis par un vote sur toutes les décisions que le conseil d’administration est amené à prendre en matière d’aménagement, de choix des travaux, de gestion quotidienne ou de vie collective.
Les membres du conseil d’administration votent ainsi la politique générale de l’organisme, les orientations en matière de politique de loyers (augmentations, surloyers etc.), le budget et l’approbation des comptes, les programmes de construction et de réhabilitation, les engagements en matière de qualité de service, et la politique d’attribution des logements (notamment au sein de la commission d’attribution des logements à laquelle participe au moins un élu des locataires).
Les représentants peuvent exiger de rencontrer leur bailleur, de discuter de la vie de l’immeuble, des questions liées à l’entretien des espaces extérieurs, de l’entretien des bâtiments, des réparations à prévoir… Ils peuvent aussi vérifier les charges locatives une fois par an.
Les locataires du parc social pourront ainsi faire entendre leur voix pour élire ceux qui défendront leurs intérêts et contribueront à l’amélioration de leur cadre de vie. Le vote a lieu soit par correspondance, soit par dépôt des bulletins dans une urne, soit par un vote électronique, ou soit par plusieurs de ces méthodes simultanément.
Une campagne de communication inédite
Le ministère veut amplifier la participation des habitants, 663.512 votants ayant été enregistrées en 2018, soit un taux de participation de 20%. Le ministère chargé de la Ville et du Logement a souhaité, en concertation avec les acteurs du logement social, mobiliser les locataires pour cette élection à travers une campagne de communication de grande ampleur.
La campagne de communication, dont le budget alloué a triplé depuis 2018, comprend plusieurs volets pour informer les locataires de leurs droits et les inciter à aller voter, dont des spots radios diffusés du 15 novembre au 12 décembre sur des stations généralistes nationales et locales pour informer les locataires sur les enjeux de l’élection, mais aussi un kit de communication, complémentaire à celui élaboré par l’USH, transmis aux bailleurs, aux associations, aux collectivités, aux acteurs sociaux (Caf, CCAS, centres médicaux sociaux, …). Celui-ci comprend des affiches, infographies, vidéos pédagogiques, vignettes réseaux sociaux et messages d’attente téléphoniques pour accompagner les acteurs de terrain avec des outils de campagne entièrement adaptables.
La campagne comprendra également une série de dix chroniques audio (1 minute 30 chacune) mise à disposition des radios locales pour évoquer les élections sur un ton pédagogique, sur le modèle d’une réponse à un habitant par un expert (https://soundcloud.com/elections-hlm-2022), mais aussi une page d’information en ligne sur le site du ministère (https://www.ecologie.gouv.fr/elections-representants-hlm).
« La campagne vise ainsi à accompagner les acteurs de terrain, bailleurs sociaux comme associations de locataires, dans l’information et la sensibilisation des locataires et à contribuer à la revitalisation démocratique au plus près de la vie quotidienne des habitants », précise le ministère.
