(SdH/LPI)
L’UNEF a fait part ce lundi de son enquête annuelle sur l’évolution du coût de la vie étudiante.
Le loyer constitue le premier poste de dépense des étudiantes et étudiants, selon l’UNEF, qui a fait part ce lundi de son enquête annuelle sur l’évolution du coût de la vie étudiante. Les loyers ont augmenté, dans le privé, de 2,87% en moyenne, soit un niveau bien supérieur à celui des loyers CROUS, qui ne progressent que de 1,04%. Le loyer moyen dans le privé s’établit à 627,11€, et à 857€ en Île-de-France. Le loyer CROUS moyen n’est, lui, que de 426,36€. Reste que la hausse des loyers CROUS constitue de fait «un transfert de charges inacceptable du budget de l'État vers celui des étudiant·e·s».
L’UNEF note que la tension sur le marché locatif étudiant «s'accroît dans de nombreuses villes universitaires».
«Depuis plusieurs années, les augmentations se cumulent pendant que les APL ne sont pas revalorisées depuis des années, transformant la recherche d’un logement étudiant en véritable parcours du combattant. Cette dépense, très largement supérieure aux capacités financières de la grande majorité des étudiant·e·s, constitue l'une des principales causes de précarité et un frein majeur à l'émancipation de la jeunesse.»
UNEF
L’UNEF estime par ailleurs «que l’expérimentation sur l’encadrement des loyers arrive à son terme et son maintien est essentiel pour éviter à des milliers d’étudiant·e·s de voir leur loyer exploser dans de très nombreuses villes». Le syndicat étudiant revendique notamment la généralisation de l'encadrement des loyers dans l'ensemble des villes universitaires en la faisant rentrer dans la loi et en mettant en place des moyens suffisants pour assurer le respect de cet encadrement par les propriétaires.

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