(SdH/LPI)
La Métropole de Lyon a annoncé ce mercredi son retour au sein de cet organe majeur pour la liaison ferroviaire Lyon-Turin.
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, a annoncé ce mercredi le retour de la collectivité au sein de la comité pour la Transalpine à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de l’association, qui s’est réunie ce mercredi 16 septembre à la CCI de région Auvergne-Rhône-Alpes. La Transalpine rassemble les grands acteurs publics et économiques mobilisés en faveur de la liaison ferroviaire européenne Lyon-Turin. Membre fondateur de l’organisation, la Métropole de Lyon s'en était retirée en 2022, suite à l’opposition des écologistes au projet de liaison ferroviaire entre la France et l’Italie. Ce renouvellement de l’adhésion au Comité « traduit un engagement fort en faveur de ce grand projet stratégique, porteur d'enjeux d'attractivité, de décarbonation, de souveraineté et de rayonnement international de la Métropole », a indiqué Véronique Sarselli dans un communiqué. Une délibération en ce sens sera soumise au vote du Conseil métropolitain le 28 septembre prochain.
La liaison Lyon-Turin, longue de 270 km, est le maillon manquant du corridor méditerranéen reliant l’Espagne à l’Europe de l’Est. Sa vocation est de prendre le relai des infrastructures ferroviaires actuelles datant du XIXe siècle afin de permettre un report modal massif vers le rail des voyageurs ainsi que des millions de poids lourds qui transitent à la frontière franco-italienne.
Le tunnel transfrontalier de 55 km sous les Alpes, qui se veut la clé de voute de la future liaison, sera le plus grand tunnel ferroviaire au monde. Le chantier est déjà pleinement engagé et irréversible, près d’un tiers des galeries ayant été creusé à ce jour. Sa mise en service est programmée en 2033.
La présidente de la Métropole a néanmoins alerté, dans son communiqué, «sur le retard pris pour la réalisation des voies d'accès françaises au tunnel, entre Lyon et la Savoie : sans décision rapide, ces quelques 110 km de voies nouvelles, pourtant indispensables pour exploiter le tunnel à sa pleine capacité, ne seraient livrés qu'en 2045, soit plus de dix ans après l'ouverture de l'ouvrage.»
« En tant que Présidente de la Métropole je ne voudrais pas que le Lyon-Turin devienne le Dijon-Turin », a indiqué Véronique Sarselli en faisant référence à la priorité donnée par l’Etat à la mise à niveau de la ligne historique en direction de Dijon via Chambéry, sans passer par Lyon.
Sécuriser la prochaine étape de financement
La Métropole note qu’en articulation étroite avec la réalisation de la partie nord du CFAL, la première phase des accès français est estimée à 7,2 milliards d'euros, que l'Union européenne est prête à financer à hauteur de 50%. Or, il reste moins de deux ans pour mobiliser l’Etat et l’Europe la sécurisation des financements nécessaires afin d'enchaîner rapidement les études d'avant-projet détaillé en cours avec des travaux de reconnaissance plus lourds.
La Métropole de Lyon indique vouloir prendre toute sa part, dans les mois à venir, aux côtés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, des départements concernés, des élus et des entreprises, pour porter ces messages auprès de l'État et de l'Union européenne. La collectivité a également annoncé vouloir se remobiliser activement, aux côtés de la Région, en faveur du Service express régional métropolitain (SERM), futur RER métropolitain dont les accès du Lyon-Turin faciliteront le développement.
