Les notaires et la Caisse des dépôts ont conçu un indice basé sur les promesses de ventes, ce qui permettrait d'avoir un indice réactif des prix.
Un an après que Benoist Apparu, le ministre du logement, ait fait part de son souhait d'avoir des données fiables et réactif sur les prix, les notaires et la Caisse des dépots ont créé un nouvel indicateur sur l'immobilier, plus fiable et plus rapide. Les notaires se baseraient non plus sur les actes effectifs de vente, mais sur les promesses de vente. Un détail qui a son importance: ceci permet de raccourcir les délais de mise à disposition des données. Une méthode certes comparable à celle mise en œuvre par les divers réseaux d'agences immobilières et de sites d'annonces entre particuliers, comme la FNAIM, ou encore Century21, mais qui serait plus représentative, et moins sujette à contestation. Les chiffres de la FNAIM ou encore de Century21 étaient en effet souvent décriés, certains observateurs accusant les réseaux de partialité et de désinformation en vue de faciliter les transactions.
Récolter les données en amont
Pour aboutir à cette batterie d'indicateurs, il faudra toutefois mettre en place en amont une lourde chaîne logistique de données. "Il faut un peu moins de 3 mois pour qu’un avant-contrat soit régularisé par une vente", précisent les notaires. "Un indicateur de prix concernant un panel représentatif d’avant-contrats permet donc d’anticiper le niveau des prix des ventes un trimestre après, la quasi-totalité des avant-contrats donnant lieu à une vente sur la base du prix convenu" expliquent-ils. Les 9000 études notariales de France devront en effet s'équiper d'un logiciel unique, Dinamic, avec 120 critères à remplir pour chaque opération. Un coût pour les études qui pourrait néanmoins être pris en charge partiellement par la Caisse des dépôts (CDC). Cette dernière, un acteur important du marché immobilier, a en effet intérêt à disposer de données fiables et réactives.
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