Les taux de prêt immobilier ont progressé sur 15 et 25 ans, selon le courtier en crédit immobilier Cafpi.
Les taux de crédit immobilier restent stables, selon Cafpi. Pour le courtier en crédit immobilier, certaines durées de prêt enregistrent néanmoins des hausses mesurées des taux, comme pour les emprunts à 15 ans et 25 ans. A l’inverse, les taux sur les emprunts à 20 ans restent eux parfaitement stables. Un emprunteur disposant d’un excellent dossier pourrait ainsi prétendre à des taux de 3,80 % sur 15 ans, à 4 % sur 20 ans et à 4,25 % sur 25 ans.
Le courtier fait état de nettes différences entre régions : « les nuages s’assombrissent en Bretagne, en Auvergne et dans l’Est de la France, alors qu’au Nord et dans le Sud, les conditions d’emprunt restent assez stables » note Cafpi.
Le mouvement de hausse des taux est lié, selon l’intermédiaire, à Bâle III qui oblige les banques à reconstituer leurs marges. Récemment, l’autorité de contrôle de la Banque de France avait d’ailleurs recommandé aux banquiers une certaine prudence, notamment par la réduction des taux d’effort, la limitation de la durée des prêts et le durcissement des exigences en matière d’apport personnel, rappelle-t-il. Des recommandations qui visent à éviter une hausse trop forte des prix de l’immobilier.
Perte du Triple A : des difficultés à emprunter pour les banques
Le courtier en crédit immobilier a en outre exploré les possibles conséquences de la perte du Triple A par la France. Si ce risque ce matérialisait, explique Cafpi, « les banques auront plus de difficultés à emprunter et se refinanceront à des conditions moins favorables, entraînant une hausse des taux de crédit pour les particuliers. Ce qui risque d’exclure nombre d’acquéreurs, notamment les primo accédants, d’autant que cette clientèle ne disposera plus, en 2012, des aides susceptibles de les solvabiliser », le PTZ+ ayant disparu dans l’ancien.
Mais Cafpi pense que les banques ne pourront pas se passer du crédit immobilier pour leur activité. « On peut donc s’attendre à ce qu’elles limitent l’effet de cette éventuelle hausse et qu’elles fassent des efforts sur leurs grilles de taux afin de maintenir leur activité dans ce domaine » table-t-il, tout en précisant que les prix pourraient également servir de variable d’ajustement. « Si les taux remontent, les prix de l’immobilier devront s’ajuster à la baisse. C’est d’ailleurs déjà le cas dans un certain nombre de régions. Ce qui profite, pour l’heure aux acquéreurs qui bénéficient donc de taux encore attractifs et d’une correction des prix à la baisse » indique Cafpi.
