Selon une étude réalisée par Pwc et Urban Land Institude (ULI), la crise amène les investisseurs à se recentrer sur les marchés immobiliers réputés les plus surs. Lyon est 16ème du classement établi par les deux groupes.
La crise économique pourrait peser sur l’immobilier européen. Telle est la conclusion que l’on peut tirer d’une étude publiée par PwC et Urban Land Institude (ULI). Selon ce rapport, nommé Emerging Trends in Real Estate® Europe 2012, « la crise économique crée de l’incertitude sur le marché immobilier européen, en posant la question essentielle du financement des investissements ». Les investisseurs devraient ainsi privilégier les actifs de qualité et sécurisés pour leurs investissements, comme les pays nordiques et l'Allemagne.
Lyon est ainsi classée 16ème des deux classements établis par cette étude. La ville perd une place au classement de la performance des investissements existants, tandis qu’elle gagne une place au classement de l’attractivité pour des acquisitions à venir, en se classant également à la 16ème place. « Si le rapport révèle que l’investissement devrait se concentrer en France sur Paris, certains soulignent que les seules métropoles régionales françaises qui leur semblent encore attractives sont Lyon et Marseille, car présentant un marché de l’emploi important et relativement stable, ainsi qu’un niveau de demande raisonnable » note Pwc et ULI.
Paris perd deux places
De leur côté, Londres et Paris ne font pas partie du Top 5 des marchés les plus attractifs en 2012, malgré le fait que les marchés des deux villes soient toujours considérées comme faisant partie des villes les plus résistantes aux difficultés économiques. Istanbul est en tête du classement, devant Munich, Varsovie, Berlin et Stockholm. "Les capitaux se sont de nouveau dirigés vers Paris en 2011. Cette tendance devrait se poursuivre en 2012, notamment sur les actifs de qualité, car Paris affiche toujours un bon compromis entre liquidité, volatilité et risques".
La capitale perd toutefois deux places et se classe désormais au 8e rang pour les nouveaux investissements. Elle est en outre à la 6ème place du classement de la performance des investissements existants, en recul de deux places. Tout comme Londres, elle suscite une certaine méfiance à l’égard de prix jugés élevés.
Le financement crée des incertitudes
Pour Erik Sondén, Président d’ULI France, "l'instabilité économique affecte les prêteurs et les investisseurs. Nous opérons dans un environnement qu'il est difficile de modéliser. L'incertitude sur le niveau d'exposition des banques à un défaut de paiement de la dette souveraine, conjuguée à l'incertitude réglementaire, a provoqué la quasi paralysie d'éléments significatifs des marchés financiers. Les marchés immobiliers restent pour le moment peu impactés, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une récession économique".
"Cette année, le financement immobilier sera probablement l’une des principales victimes des mesures bancaires prises en réponse aux pressions réglementaires et macroéconomiques ; la réduction du niveau d'endettement ne libérera pas de capital pour les nouveaux prêts immobiliers ; la dette sera envisagée à plus court terme et son coût augmentera. La nécessité de trouver des solutions de financement alternatives deviendra indispensable", analyse John Forbes, associé chez PwC Londres et l’un des auteurs du rapport.
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