La fédération pense que ni le blocage des loyers, ni l’augmentation du droit à construire sont de nature à résoudre la crise du logement. Elle plaide pour une mobilisation du parc privé.
La FNAIM s’est invitée dans le débat sur la présidentielle, et a commenté les diverses mesures envisagées par les candidats, dont le blocage des loyers, et l’augmentation du droit à construire. Pour la fédération nationale de l’immobilier, si le fait que le logement s’installe au coeur de la campagne présidentielle est une bonne nouvelle, les propositions formulées par les candidats ne sont pas « pour l’instant de nature à remédier à la crise du logement en France ».
Pour la fédération, « le blocage des loyers est une mesure contre-intuitive car, à l’inverse des prix des logements, l’évolution des loyers est restée en constante corrélation avec le revenu des ménages au cours de la dernière décennie. C’est également une mesure contre-productive, car elle conduira à une désaffection de l’investissement locatif privé et, par voie de conséquence, à une raréfaction de l’offre ».
Quant à l’augmentation du droit à construire, elle est aussi « contre-intuitive », celle-ci risquant d’entrainer une hausse des prix du foncier, sans que ceci ne se traduise par une baisse des prix des logements. « Elle milite toutefois en faveur d’un soutien à l’effort de construction. Cela va dans le bon sens, mais ce n’est pas suffisant » note la FNAIM.
Favoriser l’aide au logement social
Pour la FNAIM, il est nécessaire de réserver une offre locative privée aux ménages modestes et précaires face à l’emploi, alors que nombre d’acteurs du logement (Anil, Action Logement, Fondation Abbé Pierre…) s’accordent pour considérer que notre pays est insuffisamment pourvu de logements sociaux. « Devant la pénurie de réserves foncières dans les zones tendues, c’est en effet dans l’habitat existant que se trouvent les gisements qui peuvent être exploités immédiatement ».
Du fait des contraintes, la fédération plaide également pour la promotion d’un « engagement social et citoyen », en lieu et place de la création d’un dispositif d’incitation à l’investissement locatif sans conditions, les aides ne pouvant plus se concevoir sans une contrepartie sociale ».
« Il convient seulement d’alléger la pression fiscale qui pèse sur le bailleur pour l’encourager à pratiquer des niveaux de loyers HLM pour garantir l’accès au logement sans délais à des familles modestes » pense la fédération.

Contrairement à ce que dit l’article l’évolution des salaires en France ces dernières 15 années n’a absolument pas suivi l’augmentation des loyers. Il n’y a pas de spéculation sur les salaires, pas de bulle sur les salaires.