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La Chambre des notaires a présenté jeudi 31 mai son observatoire des prix sur l’ensemble du département du Rhône. Les prix des appartements anciens ont progressé de 6.9% dans le département en 2011.
L’année 2012 s’est traduite par une année record pour les transactions immobilières dans le Rhône. Avec 27.000 opérations enregistrées sur l’année sur l’ensemble du département l’an dernier, l’activité immobilière n’a en effet jamais été aussi forte dans les études, une tendance qui rejoint d’ailleurs celle enregistrée au niveau national par l’institut notarial de l’immobilier, qui avait récemment annoncé avoir enregistré 858200 mutations immobilières au niveau national en 2011.
« Cette augmentation des volumes, on peut penser qu’elle est largement due à la réforme des plus-values immobilières, laquelle a entrainé l’accélération des transactions en fin d’année 2011 et au début de l’année 2012 » a expliqué Maître Benard, qui présentait, avec Maître Lardet-Fleurier, l’observatoire des prix.
+6.7% dans le Rhône, et +10.8% à Lyon
Sur le front des prix, l’année 2011 s’est soldée par une hausse de 6.7% des prix des appartements anciens dans le Rhône, dont le prix moyen est désormais de 2727 euros le m2 . On notera également que, sur le département, il fallait débourser, en moyenne, 3733 euros pour un m² dans un appartement neuf l’an dernier et 301.600 euros pour l’achat d’une maison ancienne.
Sur Lyon, les prix sont également orientés à la hausse, avec une progression de 8.5% des prix pour un appartement ancien, à 3154 euros. Une moyenne générale qui masque bien sûr des tendances diverses suivant les quartiers, que l’on soit à la Duchère (1722 euros, -4.7% sur un an) ou dans le quartier Maréchal de Saxe / Tête d’or (3935 euros, +10.8%). Sur les appartements neufs, la moyenne des prix augmente moins vite (3.1% dans le Rhône), même si ces derniers restent supérieurs à ceux de l’ancien (3733 euros sur le Rhône, et 4438 euros sur Lyon). Côté maisons anciennes, les prix des maisons a pour sa part progressé de 4.7% à 301.600 euros.
Tendance incertaine pour les mois à venir
Quid des mois à venir ? Les notaires observent déjà des baisses de volumes conséquentes dans certains départements sur le premier trimestre, notamment à Paris. Celle-ci est, selon Maître Benard, « sans doute imputable à la période préélectorale, où l’attentisme prévaut ». Néanmoins, cette baisse des volumes ne s’est pas accompagnée par une baisse des prix. « Il y a toujours plus d’acquéreurs que de vendeurs » selon Maître Benard. « Le parcours de l’acquéreur d’un bien immobilier à Lyon est un véritable parcours du combattant » renchérit-il.
Pour le notaire, la tendance sera dictée par deux facteurs à savoir les taux d’intérêt et la politique du nouveau gouvernement. « Quand les taux d’intérêt augmentent, il y a une inquiétude des acquéreurs qui est importante » note Maître Lardet-Fleurier. Or pour l’heure, les taux restent à des plus bas. Sur la politique du logement, Maître Benard note que le nouvel exécutif sera attendu sur deux thématiques, à savoir la fiscalité des plus-values, et l’encadrement des loyers, « dont on imagine l’effet funeste sur les investisseurs » s’il était mis en place a indiqué le notaire.

