Une étude de la RICS montre le retard pris par les entreprises dans la certification des immeubles anciens.
L’immobilier de bureau est-il en retard dans la certification du parc ancien ? C’est ce que semble indiquer une étude de la RICS, nommée «Going for green». Selon cette dernière, la certification des immeubles anciens a pris du retard en Europe, par rapport aux Etats-Unis.
La certification est, selon cette étude, principalement le fait des entreprises souhaitant certifier des immeubles neufs : en France seuls 88 immeubles anciens ont été certifiés contre 988 dans le neuf, que ce soit en « BREEAM » (label britannique), en « LEED » (label nord américain), en « HQE » (Haute qualité environnementale, le label français) et en « DGNB » (le label allemand).
Cette situation contraste avec la situation américaine, où les demandes de certification dans l’ancien ont explosé, au point de dépasser, en 2010, les demandes dans le neuf. A l’origine d’un tel engouement, les charges moins élevées dans les immeubles verts a conduit les utilisateurs à se porter sur les immeubles de ce type, d’abord dans le neuf, puis dans l’ancien. Résultat : les investisseurs privilégient désormais la certification, du fait de l’assurance d’une vacance moins élevée dans les actifs certifiés.
L’étude note également que la situation pourrait s’inverser dans le vieux continent, notamment avec des exemples majeurs de certification dans l’ancien comme la rénovation de la Tour Prisma à la Défense.
