Selon la dernière note de conjoncture de Century 21, les prix sont en nette baisse à Paris, en légère baisse en Province. En Rhône-Alpes, les prix restent stables.
Century 21 a fait état ce matin de ses dernières statistiques sur le marché immobilier ancien, à Paris et dans toute la France. Selon le réseau d’agences immobilières sous franchise, « la correction des prix, entamée depuis le second semestre 2011, produit enfin ses premiers effets sur les volumes de ventes ». Le niveau de transactions dans l’immobilier ancien semble en effet, selon le réseau se stabiliser après le fort recul observé en 2012, semble désormais s’être stabilisé, avec une baisse d’’activité au 1er trimestre 2013 en retrait de seulement 0,4% par rapport au 1er trimestre 2012.
Les prix, eux continuent leur décrue, mais avec une certaine retenue. Le prix moyen au m² a en effet baissé de 0,6% au 1er trimestre 2013, à 2562 €, contre un repli, plus marqué de 1,9% en 2012. En revanche, l’exception parisienne a vécu : le réseau indique ainsi que les prix ont commencé à baisser dans la capitale.
Paris en forte baisse
Pour Laurent Vimont, le président de Century 21, « la très large majorité des acquisitions (70,7%) est réalisée au titre de l’achat d’une résidence principale, mais la part des transactions destinée à l’investissement locatif chute de -10,9% quand celle dédiée à la résidence secondaire recule de -4%».
Les taux bas ont permis à certains acquéreurs de revenir sur le marché, notamment les cadres moyens, note le réseau. « Leur proportion parmi les acquéreurs a augmenté de 10,2% sur douze mois et ils représentent désormais 24,9% des acheteurs, 2ème catégorie la plus importante après celle des employés / ouvriers ». Ces derniers totalisant 40,4% des transactions hexagonales.
La baisse des prix a été assez forte à Paris. Le prix moyen du m2 a ainsi reculé de 3,4% au 1er trimestre 2013, à 8106 €. Un constat identique à celui dressé par les notaires, qui voient le prix du m2 parisien revenir d’ici peu sur les 8000 euros. La baisse des prix a ainsi permis au marché de se stabiliser : le nombre de transactions enregistre même une légère hausse (+1,1%), et elle a donné l’opportunité aux acquéreurs parisiens d’acquérir un logement plus spacieux (50,5 m² contre 46,7 m² il y a un an). Ce qui se traduit par le fait que le montant moyen d’une transaction à Paris atteint un record, à 404 673 €.
Disparités selon les régions
Dans les autres régions, on note des disparités très fortes. Si Rhône-Alpes enregistre une certaine stabilité (-0.1%), on observe une baisse des prix dans onze régions françaises au 1er trimestre 2013 Les prix baissent ainsi en Alsace (-3,3%), en Auvergne (-5,1%), en Basse-Normandie (-4,9%), en Bretagne (-2,9%), dans le Centre (-1,1%), Champagne-Ardenne (-5,2%), la Franche-Comté (-3,9%), la Haute-Normandie (-12,8%), le Languedoc-Roussillon (-4,9%), les Pays-de-la-Loire (-5,1%) et Rhône-Alpes (-0,1%).
Néanmoins, on observe des hausse dans neuf régions: l’Aquitaine (+1,3%), la Bourgogne (+5,6%), le Limousin (+4,3%), la Lorraine (+5,4%), Midi-Pyrénées (+7,6%), le Nord et la Picardie (+0,6%), Poitou-Charentes (+4,3%) et la PACA (+6,2%).
« Ce sont les taux d’intérêt au plus bas et les baisses de prix déjà constatées dans toutes les régions de France qui permettent une stabilisation de l’activité. Mais le triptyque « Taxation, Réquisition, Encadrement » inquiète les investisseurs, qui se sont en partie détournés du marché immobilier. Cela ne sera pas sans conséquence sur la santé à moyen terme du marché locatif », selon Laurent Vimont.

C’est comme pour la météo, Lyon a toujours quelques jours de retard sur Paris. Attendons nous donc à la baisse des prix Lyonnais sous peu. C’est d’ailleurs souhaitable car les ventes se font de plus en plus rares.
c’est vraiment étonnant ça ! y a plus qu’à faire une compilation des « spécialistes » qui clamaient « à Paris ça ne baissera JAMAIS ».
Les investisseurs renforcent la demande et font monter les prix :par conséquent, pour moi qu’ils foutent le camp, c’est une bonne nouvelle, un toit est fait pour se loger et non pour spéculer.