Depuis début 2013, 515 millions d’euros ont été investis en l’immobilier d’entreprise au niveau de l’agglomération.
L’investissement immobilier se porte bien depuis le début de l’année sur Lyon. Selon la dernière étude de Jones Lang LaSalle sur ce segment, 515 millions ont été investis cette année sur l’agglomération, soit une hausse de 54% par rapport à la même période de 2012.
« C’est la 1ère fois depuis 2008 que le marché passe le cap des 500 millions d’Euros investis à la fin du 3ème trimestre » note le conseil en immobilier d’entreprise, qui relève que la région lyonnaise représente à elle seule plus d’un quart des montants investis sur le territoire français hors région parisienne.
Les investissements sont en premier lieu situés sur Lyon intramuros, avec 65% de volumes investis sur ce secteur. Le marché est dynamisé par les opérations de taille intermédiaire, entre 15 et 40 millions d’Euros. Alors qu’en 2012, la grande majorité des transactions était de plus petite taille, de moins de 5 millions d’euros, 9 transactions de plus de 15 millions d’euros ont cette année été actées, ce qui représente 76% des volumes investis. Selon Jones Lang LaSalle, si le nombre de transactions a augmenté de 11%, le volume lui a progressé de plus de 54%.
Des rendements à la baisse
En termes de typologie d’actifs, les actifs tertiaires représentent 83% du volume, quand les actifs logistiques et industriels reviennent à un peu plus de 15% du total. Le trimestre a également été marqué par un retour de la VEFA, leur part atteignant leur meilleur niveau depuis 2008, « avec 27% des investissements depuis le début de l’année ».
Les rendements sont en outre orientés à la baisse, « à 5,75% pour les meilleurs produits de la Part-Dieu depuis le début de l’année ». Un phénomène qui s’explique par la forte demande de produits prime et sécurisés, confrontée à une offre insuffisante. Les investisseurs français sont très largement majoritaires avec 77% des investissements réalisés. Selon Vincent Delattre, Directeur de l’Investissement en Régions chez Jones Lang LaSalle, « les investisseurs étrangers n’ont pas pour autant quitté le marché lyonnais. Ils seraient mêmes forts actifs, mais sans concrétisation en raison d’une offre qui n’est pas toujours la mieux-disante ». « Même si certaines opérations se boucleront finalement avec des acquéreurs internationaux, le marché restera majoritairement français à horizon fin d’année» prédit-il.
